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Royaume-Uni

Élections au Royaume-Uni: Corbyn et Johnson entrent en campagne

Jeremy Corbyn à la tête du Parti travailliste lors du lancement de sa campagne pour les élections anticipées du 12 décembre, à Londres, le 31 octobre 2019.
Jeremy Corbyn à la tête du Parti travailliste lors du lancement de sa campagne pour les élections anticipées du 12 décembre, à Londres, le 31 octobre 2019. DANIEL LEAL-OLIVAS / AFP

Ce jeudi, devait être le jour du Brexit pour le Royaume-Uni, c’était la promesse maintes fois répétée de Boris Johnson. Mais en ce jour d’Halloween, le pays est toujours au sein de l’UE.

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Avec notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix

À la place du Brexit, les différents partis ont commencé à lancer leurs campagnes pour des élections anticipées prévues le 12 décembre.

Le premier à haranguer les foules, Jeremy Corbyn, le dirigeant de l’opposition travailliste. Il a prononcé un discours dans le sud de Londres a promis de s’attaquer à un « système truqué privilégiant une élite corrompue ».

Un focus sur la politique intérieure

Jeremy Corbyn ne veut pas focaliser l’attention sur le Brexit et va tenter durant ces cinq semaines de campagne de concentrer ses efforts sur son programme de politique intérieure.

Le calcul des travaillistes est simple : alors que sur le Brexit leur message est brouillé et donc difficile à faire passer, pour ce qui est des questions domestiques leurs idées pourraient s’avérer beaucoup plus populaires. D’où le cri de ralliement du dirigeant ce matin.

Dans une salle comble et applaudie à tout rompre tout au long de son discours, Jeremy Corbyn a promis de mettre fin à un système corrompu et propose, à l’inverse, ce qu’il présente comme le vrai changement, avec des mesures comme la nationalisation des principaux services publics ou la protection du système de santé, menacé d’être sacrifié sur l’autel du Brexit, avec la conclusion d’accords privés, notamment avec les États-Unis.

Le Parti conservateur et les grandes compagnies dans le viseur

Jeremy Corbyn a aussi présenté Boris Johnson et le parti conservateur comme le parti de l’élite. Il s’en est pris très directement aux millionnaires, aux businessmen, aux grandes compagnies qui exploitent leurs employés, ne paient pas leurs taxes et polluent la planète.

Ce plan reprend en grande partie celui de la campagne de 2017 qui avait certes réussi au dirigeant, mais sans lui permettre d’entrer au 10 Downing Street. Et c’est la principale faille de cette stratégie, nombre de travaillistes craignent qu’au sein d’un électorat exaspéré qui réclame une résolution de l’impasse du Brexit, ce message social radical rate sa cible.

Boris Johnson lance sa campagne dans un hôpital de Cambridge

Un peu plus tard, son principal adversaire Boris Johnson, bien vivant malgré son souhait de mourir au fond d’un fossé plutôt que de reporter le Brexit, a lancé sa campagne dans un hôpital de Cambridge. Le dirigeant conservateur tente lui aussi d’aiguiser l’appétit des électeurs avec son programme de politique intérieure mais en y ajoutant une grande pincée de Brexit : « La seule chose qui importe maintenant est de dire aux électeurs : allez, finissons-en, nous avons un accord prêt à mettre au four, mettons-le au micro-ondes et ensuite entamons notre agenda domestique ! »

Pendant ce temps les libéraux-démocrates ont fait le tour de Londres à bord d’un petit camion avec un message unique mais très clair : « Stop Brexit ». Car c’est bel et bien ce caillou dans la chaussure du pays qui va être déterminant dans cette campagne.

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