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Brexit

Brexit: la publication d'un rapport sur une possible ingérence russe bloquée

Le rapport devait recevoir le feu vert de Boris Johnson avant d’être publiée cette semaine. (image d'illustration)
Le rapport devait recevoir le feu vert de Boris Johnson avant d’être publiée cette semaine. (image d'illustration) REUTERS/Peter Nicholls/File Photo

Downing Street a bloqué la publication d’un rapport parlementaire potentiellement explosif sur la menace d’ingérence de la Russie dans le processus démocratique britannique. Boris Johnson veut reporter la publication après le scrutin du 12 décembre mais cette décision inhabituelle est vivement critiquée à Westminster.

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Avec notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix

Le dossier d’une cinquantaine de pages a été rédigé par la commission parlementaire chargée des questions de sécurité et du renseignement. Il a examiné à la loupe les accusations d’ingérence de Moscou dans le référendum de 2016 et ses efforts pour influencer le résultat en faveur du Brexit.

Le rapport s’est notamment penché sur l’injection de fonds russes dans la politique britannique en général et au sein du parti conservateur en particulier. Une dernière mouture de ce document, déjà approuvée par les services de renseignement britanniques, devait recevoir le feu vert de Boris Johnson avant d’être publiée cette semaine.

Mais contrairement au protocole, Downing Street a refusé d’approuver le rapport avant la dissolution du Parlement mardi soir et empêche de fait que ses conclusions soient rendues publiques avant le scrutin anticipé du 12 décembre.

Le président de la commission parlementaire, Dominic Grieve a immédiatement condamné cette décision et a mis sérieusement en doute la véracité des raisons invoquées pour bloquer ce rapport. Ancien élu conservateur pro-européen, Dominic Grieve a été éjecté du parti pour s’être rebellé contre le gouvernement.

Comme de nombreux députés de l’opposition, il accuse Boris Johnson, l’une des principales figures pro-Brexit en 2016, de chercher à étouffer l’affaire de peur que des révélations gênantes n'entachent sa campagne et amoindrissent ses chances de remporter les élections du 12 décembre.

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