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Albanie

L’Albanie veut être un «vecteur de stabilité» dans les Balkans

Le président Emmanuel Macron accueille son homologue albanais Ilir Meta à l'Élysée, le 11 novembre 2019.
Le président Emmanuel Macron accueille son homologue albanais Ilir Meta à l'Élysée, le 11 novembre 2019. AFP/Ludovic Marin

« L’Albanie est déterminée et veut être un vecteur de stabilité et de collaboration dans les Balkans. Il en va de l’intérêt de la région et plus largement de celle de l’Europe », a déclaré le président albanais, Ilir Meta, qui participe au Forum de Paris sur la paix. Entretien.

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RFI : Quelles sont les attentes de l’Albanie à l’occasion de ce Forum de Paris sur la paix ?

Ilir Meta : L’Albanie est déterminée et veut être un vecteur de stabilité et de collaboration dans les Balkans. Il en va de l’intérêt de la région et plus largement de celle de l’Europe. Nous avons confiance en nos partenaires européens, surtout en la France et l’Allemagne. Pour avoir une Europe sûre et développée, il faut dans le même temps que les Balkans soient stables et pacifiés. L’Histoire nous a toujours montré cela. Nous savons tous que c’est des Balkans qu’est partie la Première Guerre mondiale.

Participer au Forum de Paris sur la paix est un plaisir mais aussi une obligation. Il s’agit d’un moment important de réflexion pour accélérer la coopération au niveau international. Ce Forum intervient à un moment crucial en raison de l’actualité qui domine aujourd’hui le monde, l’Europe et, bien évidemment, les Balkans.

En octobre, la France s’est déclarée « non favorable » à l’ouverture des négociations d’adhésion de l’Albanie et de la Macédoine du Nord à l’Union européenne. Que reste-t-il à faire du côté albanais ?

La France et l’Allemagne sont les principaux piliers de UE, et ce depuis sa création. Ces deux pays ont su assumer d’énormes responsabilités et tracent, à présent, le chemin de l’avenir de l’Europe face aux nombreux défis.

Ce n’est pas la première fois que la France demande aux États membre de l’UE d’être plus solides, plus efficaces et plus cohérents en poursuivant des réformes. La France demande que le processus d’élargissement de l’UE soit mieux contrôlé et surveillé avant d’accueillir de nouveaux membres. Elle demande en même temps aux pays aspirants comme l’Albanie d’approfondir les réformes pour être plus crédibles, surtout en matière d’immigration, de justice, de lutte contre les trafics, contre le crime organisé, etc.

Vous savez, géographiquement, l’Albanie et les Balkans se trouvent au centre de l’Europe. Politiquement, nous devons donc faire partie de l’UE. Même si, en octobre, la France s’est déclarée « non favorable » à l’ouverture des négociations d’adhésion de l’Albanie et de la Macédoine du Nord à l’Union européenne, nous savons que Paris nous encourage et nous soutient dans la poursuite de nos efforts en vue d’intégrer l’Union. Des efforts basés sur la démocratie, le développement, la stabilité et la coopération.

M. Emmanuel Macron a déclaré récemment que l'Otan était en état de « mort cérébrale ». En tant que chef d’un État membre de l’Otan, que pensez-vous de cette déclaration ?

L’Otan est l’organisation la plus sérieuse, la plus crédible. Elle travaille beaucoup pour défendre et promouvoir les valeurs fondamentales : la liberté et la paix dans l’Europe et dans le monde. L’Alliance atlantique doit faire face à des défis majeurs pour mieux retrouver sa place dans un contexte mondial difficile. Tout le monde doit contribuer plus intelligemment à rendre l’Otan plus efficace dans sa mission.

En 2020, l’Albanie prendra la présidence tournante de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, l’OSCE. Quelles seront les priorités de Tirana dans le contexte géostratégique actuel ?

Le Forum de Paris sur la paix nous servira d’exemple et sera à la base de notre travail dans le cadre de notre présidence tournante de l’OSCE.

Cette présidence sera, par ailleurs, une autre excellente occasion de montrer notre rôle et notre détermination à garantir la stabilité dans les Balkans et partout là où l’OSCE intervient, en particulier dans des zones de conflits. La coopération entre les États membres de l’OSCE sera la clé de l’efficacité de notre présidence.

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