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Espagne

Espagne: les socialistes de Sanchez et Podemos signent un accord de gouvernement

Le Premier ministre espagnol sortant Pedro Sanchez et le chef de la formation de gauche radicale Podemos Pablo Iglesias, lors de l'annonce de leur accord au Parlement espagnol, à Madrid, le 12 novembre 2019.
Le Premier ministre espagnol sortant Pedro Sanchez et le chef de la formation de gauche radicale Podemos Pablo Iglesias, lors de l'annonce de leur accord au Parlement espagnol, à Madrid, le 12 novembre 2019. REUTERS/Sergio Perez

Le parti socialiste (PSOE) du président du gouvernement sortant Pedro Sanchez et la formation de gauche radicale Podemos, menée par Pablo Iglesias, ont annoncé un accord de principe pour former un « gouvernement de coalition progressiste ». Cette entente pourrait sortir l’Espagne de l’instabilité politique qui la domine depuis 2015.

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Lors d’une conférence de presse commune mardi 12 novembre, le Premier ministre espagnol sortant Pedro Sanchez et Pablo Iglesias ont annoncé la signature d’un accord de principe pour la formation d’un gouvernement composé de leurs formations, respectivement le Parti socialiste (PSOE) et Podemos. Les deux formations de gauche avaient pourtant déjà échoué à former un gouvernement, notamment lors des précédentes élections, en avril.

« Nous sommes parvenus à un pré-accord pour former un gouvernement de coalition progressiste (...) combinant l'expérience du PSOE (Parti Socialiste) et le courage de Podemos » et qui sera « le meilleur vaccin contre l'extrême droite » de Vox, a déclaré le numéro un de Podemos, Pablo Iglesias.

Car la grande surprise de ce dernier scrutin a été créée par Vox. Le parti d’extrême-droite a plus que doublé son nombre de sièges, avec 52 députés élus : la formation ultranationaliste de Santiago Abascal est devenue la troisième du pays.

Le programme commun et la répartition des postes pour le nouveau gouvernement PSOE-Podemos seront fixés dans « les prochaines semaines », a ajouté M. Iglesias, après la signature cet « accord pour quatre ans, pour la législature », a déclaré de son côté M. Sanchez.

« Il n'y a pas de raison pour un nouveau blocage, nous appelons à la responsabilité et à la générosité de toutes les formations politiques » pour qu'elles permettent l'investiture d'un tel gouvernement, « l'Espagne a besoin d'un gouvernement stable », a-t-il ajouté.

L’appui d’autres forces sera toutefois nécessaire pour une investiture par la chambre des députés, après les élections de dimanche 10 novembre, car l’appui de Podemos acquis par le chef du gouvernement sortant n'est pas suffisant à lui seul pour arriver au seuil de la majorité de 176 députés. La formation de gauche radicale ne dispose en effet seulement que de 35 députés, et les socialistes en comptent 120, quoique sortis en tête du scrutin.

Les socialistes et Podemos disposent ensemble de 155 députés alors que la majorité de la chambre est fixée à 176 voix sur 350.

Pedro Sanchez aura donc besoin d’autres partis, et son camp espère se passer de l’appui des indépendantistes catalans, qui ont désormais 23 sièges et contre lesquels le socialiste a durci le ton durant la campagne. « Nous allons continuer à essayer de ne pas dépendre des indépendantistes » qui ont soutenu l'arrivée au pouvoir de M. Sanchez en juin 2018 avant de le lâcher en février dernier, « et c'est possible », avait assuré José Luis Abalos, ministre socialiste des Transports et homme de confiance de M. Sanchez, la veille de l’annonce d’un accord.

La préférence semble aller vers les libéraux de Ciudadanos, qui se sont pourtant effondrés dimanche ayant désormais 10 députés contre 57 fin avril. Leur leader, Albert Rivera, a démissionné de son poste de député et de la présidence du parti dimanche.

 

Avec AFP

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