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Espagne

Espagne: 19 ex-dirigeants socialistes condamnés dans un scandale de corruption

L'ancien chef du gouvernement régional d'Andalousie, José Antonio Griñán, à son arrivée au palais de justice de Séville, le 19 novembre 2019.
L'ancien chef du gouvernement régional d'Andalousie, José Antonio Griñán, à son arrivée au palais de justice de Séville, le 19 novembre 2019. CRISTINA QUICLER / AFP

Dix-neuf anciens dirigeants socialistes d'Andalousie, ancien fief historique du Parti socialiste espagnol au pouvoir en Espagne, ont été condamnés mardi 19 novembre dans l'un des plus gros scandales de corruption de ces dernières décennies en Espagne.

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Avec notre correspondant à Madrid, François Musseau

Sur les 21 anciens dirigeants et hauts fonctionnaires socialistes, seuls deux ont été absous par le tribunal supérieur de justice d’Andalousie. Les 10 autres ont été condamnés à des peines allant de 9 années d’inhabilitation à presque 8 années de prison. Parmi eux, deux anciens présidents de la région, la plus peuplée d’Espagne, José Antonio Griñan et Manuel Chaves. Un gros coup dur pour le Parti socialiste espagnol (PSOE), vainqueur des législatives du 10 novembre.

Le pire pour le Parti socialiste s’est donc confirmé. Ce qui lui pendait au nez depuis quatre ans a reçu la sanction de la justice. En Andalousie, gouvernée sans interruption par les socialistes depuis quatre décennies, un gigantesque scandale de corruption aurait fonctionné à partir de l’an  2000. Au total, 680 millions d’euros d’aides publiques a priori destinées à des entreprises en difficulté ont en réalité été très largement détournés au bénéfice de parents, amis, membres du parti, ou autres réseaux clientélistes.

Le plus marquant concerne Manuel Chaves et José Antonio Griñan, écartés du parti socialiste en 2016, qui ont gouverné la région de façon ininterrompue pendant 23 ans. Les juges ont estimé que ces deux personnalités étaient parfaitement au courant de ces détournements de fonds, d’où le fait qu’eux et 17 autres anciens dirigeants aient été condamnés pour malversations de fonds publics et pour prévarication. Les intéressés pourront certes déposer un recours auprès du Tribunal suprême, mais d’ores et déjà, c’est un coup de massue pour le Parti socialiste. Et pour son leader Pedro Sanchez, qui a emporté les dernières législatives mais a besoin de nombreux alliés pour obtenir une majorité de gouvernement.

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