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La cheffe de la CDU en mauvaise posture à l’ouverture du congrès du parti

Un an après son élection à la présidence de la CDU, Annegret Kramp-Karrenbauer souffre d'un déficit d'image.
Un an après son élection à la présidence de la CDU, Annegret Kramp-Karrenbauer souffre d'un déficit d'image. REUTERS/Michele Tantussi

L'Union chrétienne-démocrate (CDU), le parti conservateur allemand, se réunit ces 22 et 23 novembre en congrès à Leipzig. Cette rencontre qui s'annonçait sans grand enjeu il y a encore quelques semaines pourrait être difficile pour la nouvelle présidente du parti sur la défensive.

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Avec notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut

Il y a un an, Annegret Kramp-Karrenbauer (AKK) était élue de justesse présidente de la CDU, face à son adversaire plus conservateur Friedrich Merz. Après 18 années à la tête du parti conservateur, Angela Merkel passait la main et préparait ainsi sa succession à la chancellerie, alors que son quatrième et dernier mandat s'achève en 2021. AKK avait deux ans pour faire ses preuves et être adoubée à son tour candidate des conservateurs en vue des prochaines élections fédérales.

Un an plus tard, Annegret Kramp-Karrenbauer est sur la défensive. Sa popularité n’a cessé de baisser ces derniers mois, que ce soit auprès des Allemands en général que des sympathisants de la CDU. A

u-delà des claques électorales, la ministre de la Défense de 57 ans a enchaîné des gaffes qui ont fait douter de sa légitimité à briguer la chancellerie : une blague de carnaval jugée discriminatoire sur la communauté transgenre, une attaque maladroite contre la liberté d'expression sur internet après une vidéo anti-CDU d'un YouTubeur, une proposition de créer une zone de sécurité internationale dans le nord de la Syrie sans consulter ses collègues du gouvernement...

Les critiques se multiplient au sein de la CDU. L'adversaire malheureux d'AKK il y a un an, Friedrich Merz, prendra la parole ce vendredi à Leipzig. Son discours est très attendu. D’autres prises de parole et motions peu amènes pour la direction ne manqueront pas. Au-delà, c’est la course à l’investiture pour désigner le candidat ou la candidate des conservateurs pour la chancellerie en 2021 qui est ouverte.

Par ailleurs, certains observateurs estiment que les difficultés de celle qu'Angela Merkel avait espérer s'imposer comme sa dauphine sont le signe d'un affaiblissement de la chancelière.

Clairement, on est en train de songer à l’après Merkel, à son remplacement. Donc c ‘est quelqu’un qui pèse beaucoup moins, voire ne pèse plus. Par ailleurs sa ligne centriste - due à son alliance quasi systématique avec le SPD - est battue en brèche en interne par les partisans d’une droitisation ferme de la politique.

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