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Albanie

[Reportage] Albanie: des rescapés du séisme rentrent chez eux malgré le danger

A Durrës, devant un immeuble touché par le tremblement de terre.
A Durrës, devant un immeuble touché par le tremblement de terre. ARMEND NIMANI / AFP

L'Albanie est toujours sous le choc après le tremblement de terre de mardi dont le bilan est désormais de 40 morts et de 750 blessés. Les répliques se font encore sentir et de nombreux immeubles menacent de s'effondrer, notamment à Durrës.

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De notre envoyé spécial à DurrësLouis Seiller

Un micro-onde dans les mains, Niko enjambe un tas de briques cassées et charge une camionnette. Derrière le jeune homme de 25 ans, les murs de l'immeuble de 12 étages où habite son oncle sont éventrés à plusieurs endroits.

« Là, j'étais à l'intérieur pour aider mes proches à récupérer des affaires qui n'ont pas été abîmées, comme la climatisation, le frigo, la télévision », explique Niko. 

► À lire aussi : [Reportage] Séisme en Albanie: Durrës, la deuxième ville du pays, sous le choc

Officiellement, la zone est interdite d'accès mais la balise en plastique qui empêchait de s'approcher de l'immeuble est sur le sol, dans les gravats. C'est également au troisième étage de cet immeuble que Kristaq vivait avec sa famille. Cet ancien ingénieur sort des escaliers avec des sacs dans les mains.

« C'est très dangereux, c'est vrai, constate Kristaq. Mais ça c'est nos affaires, et on essaie de récupérer ces choses auxquelles on est attachés. Mais c'est vrai, on joue avec nos vies. »

Immeubles sans permis

L'immeuble où habite Kristaq a été construit il y a seulement six ans. A Durrës, de nombreux immeubles ont été construits sans permis, ni respects des normes. La corruption est un vrai problème dans le pays.

« Les travaux ont été complètement hors standards, poursuit-il. Et en fait, trois ou quare étages ont été rajoutés. Et ça à la vue de tout le monde. En trois ou quatre mois, trois ou quatre étages en plus. »

Deuxième ville d'Albanie, Durrës est située dans une zone à très forte activité sismique. Le géologue Klodian Skrame n'a pas été surpris par cette nouvelle catastrophe : « Le problème le plus grave ici en Albanie, c'est la législation. Encore aujourd'hui, nous devons suivre des lois qui datent de 1989. C'était il y a 30 ans ! Mais, le monde a complètement changé. »

Depuis mardi, des secousses importantes se font encore sentir. Les spécialistes se disent inquiets, la terre n'a peut-être pas encore fini de trembler.

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