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Roumanie

Roumanie: procès historique pour les victimes de la «révolution» de 1989

17 mai 1990, à Bucarest. Photo de la campagne électorale qui a conduit à l'élection de Ion Iliescu à la présidence de la Roumanie. Ion Iliescu a succédé le 20 juin 1990 à Nicolae Ceausescu exécuté le 25 décembre 1989.
17 mai 1990, à Bucarest. Photo de la campagne électorale qui a conduit à l'élection de Ion Iliescu à la présidence de la Roumanie. Ion Iliescu a succédé le 20 juin 1990 à Nicolae Ceausescu exécuté le 25 décembre 1989. GERARD FOUET / AFP

C’est un procès historique qui s’est ouvert à Bucarest devant la Haute cour de cassation et de justice, ou plus précisément sa phase préliminaire. 30 ans après la chute de Ceausescu et le soulèvement anticommuniste, plusieurs responsables de l’époque doivent répondre la mort de près de 900 manifestants. Principal inculpé : Ion Iliescu, l’ancien président roumain, qui sera jugé pour « crimes contre l’humanité ».

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Le chef d’accusation est lourd : Ion Iliescu est accusé d’avoir été derrière une « vaste opération de diversion et de désinformation » qui a créé une « psychose généralisée marquée par des tirs chaotiques et fratricides ».

Les familles des victimes le considèrent comme l’instigateur de ces violences qui ont coûté la vie à des centaines de Roumains après la chute de Nicolae Ceausescu, le 22 décembre 1989.

Jusqu’à cette date, c’est sur ordre de Nicolae Ceausescu que l'armée et les forces de l'ordre ont tiré sur la foule. Mais la plupart des victimes sont tombées après sa fuite. À ce moment-là, c’est Ion Iliescu, ex-ministre de la Jeunesse de Ceausescu, qui avait pris les commandes du pays à la tête du Front du salut national.

Le parquet le soupçonne d’avoir orchestré cette « vaste opération » pour « obtenir une légitimité aux yeux du peuple ». Pour les familles de victimes, le but était de semer la terreur, pour qu’il puisse s’installer à la tête du pays.

Ion Iliescu avait été confirmé comme chef de l’État par intérim en février 1990, puis élu 3 mois plus tard premier président de la Roumanie démocratique, avec 85% des voix. Aujourd’hui âgé de 89 ans, il rejette les accusations et assure avoir fait son devoir. Lors de son inculpation, il avait dénoncé une « farce ».

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