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Albanie

Séisme en Albanie: dans le campement de Durrës, des survivants traumatisés

Un gymnase de Durrës reconverti en abri pour accueillir les rescapés du séisme qui a frappé l'Albanie mardi 26 novembre 2019.
Un gymnase de Durrës reconverti en abri pour accueillir les rescapés du séisme qui a frappé l'Albanie mardi 26 novembre 2019. REUTERS/Florion Goga

Deux jours après avoir été frappée par un séisme meurtrier, l'Albanie panse ses plaies. Dans le campement de Durrës, la deuxième ville du pays, les survivants sont traumatisés.

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Avec notre correspondant à Tirana, Louis Seiller

Assis en cercle au milieu des tentes près du stade de Durrës, Frani et sa femme essaient de détendre les enfants qui les accompagnent. Mardi, lorsqu'un séisme de magnitude 6,4 a frappé l'Albanie aux premières heures du jour, cet homme de 54 ans a failli rester coincé sous les murs de sa maison. « Tout le monde est traumatisé. Les gens ont vu le séisme de leurs propres yeux. La secousse a été très forte et la situation très difficile, parce que ça s'est passé à un moment difficile, à 4h du matin... », témoigne-t-il.

Un peu plus loin, Klaudio récupère un sandwich distribué par des bénévoles. Sa famille et lui sont sains et saufs et ils ont obtenu une tente, mais le jeune homme est traumatisé. « On espère qu'il n'y aura plus de tremblements de terre. On essaie de se calmer parce qu'il s'est passé trop de choses. On espère laisser ce drame derrière nous ».

Deuxième ville du pays, Durrës a été l'une des deux localités les plus touchées par le séisme. La catastrophe a fait au total 46 morts et plus de 750 blessés. C'est le cas de Florena, elle sort tout juste de l'hôpital. « Maintenant, je vais bien, mais j'ai été forcée de quitter l'hôpital parce que c'était l'horreur. Je ne reste pas. Mais j'ai vraiment peur et on m'a dit de revenir dans trois jours pour faire un nouveau contrôle ».

Médecins, psychologues, infirmiers, la mobilisation est générale pour soutenir les victimes. Près de son ambulance, le docteur Alban Jaubi délivre des soins, mais il est inquiet du nombre de sinistrés qui logent désormais dans les tentes. « Ici, il doit y avoir au moins 10 000 personnes, dit-il. Et avec le temps qui passe, les conditions sanitaires vont se dégrader. Donc, dans ces conditions, cette situation ne peut pas durer longtemps ».

Le Premier ministre albanais a promis que les familles seraient relogées dans les hôtels de la région. Mais pour l'instant, la plupart des survivants sont sous les tentes tandis que la pluie a fait son apparition. Et le pays n'en a pas fini avec les tremblements de terre ; certaines répliques continuent de semer la panique chez les habitants et compliquer le travail des secouristes. De Durrës jusqu'à Tirana, la capitale, d'importantes secousses ont été ressenties. Un phénomène auquel les spécialistes ne s'attendaient pas.

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