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Royaume-Uni / Terrorisme

Le groupe État islamique revendique l'attaque au couteau à Londres

Des fleurs sont déposées sur le London Bridge, où une attaque au couteau a fait deux morts vendredi 29 novembre 2019.
Des fleurs sont déposées sur le London Bridge, où une attaque au couteau a fait deux morts vendredi 29 novembre 2019. REUTERS/Simon Dawson

Le groupe État islamique a affirmé ce samedi via son organe de propagande que l'attaque au couteau perpétrée vendredi 29 novembre à Londres a été commise par l'un de ses combattants.

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« L'auteur de l'attaque menée hier à Londres fait partie des combattants de l'EI », affirme Amaq, l'agence de propagande de l'organisation État islamique, dans un communiqué publié sur une chaîne du groupe sur l'application Telegram. Elle a été commise « en réponse aux appels à cibler les habitants des pays de la coalition internationale » qui lutte contre le groupe jihadiste, ajoute Amaq.

L'auteur de l'attaque au couteau perpétrée sur le London Bridge, dans le centre de la capitale britannique, a été identifié comme étant Usman Khan. Âgé de 28 ans, il était originaire de la région des Midlands de l'Ouest. Condamné en 2012 à seize de prison pour des infractions de terrorisme, il avait bénéficié d'une liberté conditionnelle en décembre 2018.

Des citoyens salués en « héros »

Vendredi, Usman Khan assistait à une conférence organisée par l'université de Cambridge, « Apprendre ensemble », sur la réhabilitation des prisonniers, dans un bâtiment situé à l'extrémité de London Bridge. C'est là qu'il a fait une première victime : Jack Merrit, le coordinateur du cours. Une deuxième personne a été tuée et trois autres blessées.

L'assaillant a ensuite été maîtrisé sur le pont par de simples citoyens salués en « héros » au Royaume-Uni. Les vidéos mises en ligne sur les réseaux sociaux montrent l'un d'eux vider un extincteur sur lui, tandis qu'un autre, qui serait un cuisinier polonais travaillant au Fishmongers' Hall, pointe vers lui une défense de narval, probablement prise dans le bâtiment qui renferme de nombreux objets anciens. Un autre intervenant, un policier en civil, sort de la mêlée après avoir pris le couteau de l'assaillant.

C'est alors que plusieurs policiers armés interviennent et tirent sur Usman Khan. La police a expliqué l'avoir abattu pensant qu’il tentait de faire exploser une bombe qui s’est avérée être un gilet d'explosifs factice.

Boris Johnson s'engage à revoir le système des libérations anticipées

Selon la presse britannique, Usman Khan aurait été l’étudiant d’Anjem Choudary, cofondateur d’un groupe nommé Al-Muhajiroun, présenté comme l'un des plus dangereux en matière d'islamisme radicalisé. Selon son avocat, Usman Khan avait fait savoir dès sa condamnation en 2012 que sa façon d’aborder l’islam n’était pas correcte. Il aurait critiqué la philosophie d’al-Qaïda et l’extrémisme violent.

L'attaque s'est rapidement invitée dans le débat politique, alors que le Royaume-Uni est en pleine campagne électorale pour les législatives du 12 décembre. La question était de savoir pourquoi Usman Khan avait bénéficié d'une libération anticipée et de quelle surveillance il faisait l'objet de la part des autorités. Le Premier ministre britannique Boris Johnson s'est engagé à revoir le système des libérations anticipées, assurant que les cas d'autres condamnés pour terrorisme libérés de manière anticipée étaient passés en revue. « Un gros travail est abattu en ce moment pour s'assurer que le public est protégé », a-t-il promis.

La police britannique a renouvelé samedi son appel à témoins. Une habitation de Stafford, ville du centre de l'Angleterre où Usman Khan aurait résidé, a été perquisitionnée. L’une des tâches des enquêteurs britanniques sera désormais de déterminer les circonstances de cette attaque, alors qu’il était en liberté surveillée.

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