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Hongrie

Hongrie: manifestation pour défendre l’indépendance des théâtres

Manifestation contre un projet de réforme du gouvernement de Viktor Orban, qui renforce le contrôle sur les théâtres, à Budapest, en Hongrie, le 9 décembre 2019.
Manifestation contre un projet de réforme du gouvernement de Viktor Orban, qui renforce le contrôle sur les théâtres, à Budapest, en Hongrie, le 9 décembre 2019. Attila KISBENEDEK / AFP

Plusieurs milliers de Hongrois ont manifesté ce lundi soir 9 décembre pour défendre la liberté artistique, en réaction à un projet de réforme du gouvernement de Viktor Orban qui renforce le contrôle sur les théâtres.

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Avec notre correspondante à Budapest, Florence La Bruyère

« A kultur egy nemzeti alap ! » (« La culture est une valeur nationale ! »), scande la foule. La place centrale de Budapest est noire de monde. « Face à une telle loi, il est impossible de se taire », lance au micro la comédienne Andrea Fullajtar. Car le projet de réforme du gouvernement Orban coupe les vivres aux compagnies indépendantes. Elles n’auront plus droit aux subventions de fonctionnement.

Daniel Mayer ne voit pas comment sa troupe de théâtre va survivre. « On ne pourra plus préparer nos spectacles, louer un local. On ne pourra plus fonctionner. Et on ne pourra pas jouer dans les salles indépendantes, car elles non plus n’auront pas de subventions ! »

« S’ils nous prennent ça, on va vers la dictature »

« Les activités artistiques doivent défendre l’intérêt de la nation », indique le projet de loi. Abigail, une étudiante de 20 ans, est consternée. « Le théâtre, c’est presque le dernier espace de liberté d’expression qu'il nous reste !  Alors s’ils nous prennent ça, on va vers la dictature. »

50 000 personnes ont signé une pétition demandant le retrait de la loi, mais rien ne semble arrêter Viktor Orban. Publié ce lundi sur le site du Parlement, le texte pourrait être soumis au vote des députés dès ce mercredi 11 décembre.

Un scandale de harcèlement sexuel sert de prétexte au gouvernement

Le gouvernement a justifié sa volonté de renforcer son contrôle sur les théâtres financés par des fonds publics après une affaire de harcèlement sexuel dans l'un des établissements réputés de Budapest, le théâtre Katona József.

À la suite de cette affaire, un responsable du parti Fidesz du Premier ministre Viktor Orban avait tancé les théâtres qui « demandent de l'argent au gouvernement tout en refusant l'accès à leurs affaires et en cachant des crimes pendant des années ».

Les opposants à la réforme accusent le gouvernement d'instrumentaliser le récent scandale pour restreindre l'indépendance artistique des théâtres, qui produisent parfois des œuvres critiques envers le gouvernement.

►À lire aussi : En Hongrie, le gouvernement Orban réduit la liberté d'enseignement

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