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Europe

UE: Von der Leyen présente son «Pacte vert» face aux défis climatiques

La cheffe de la Commission européenne Ursula von der Leyen présente son «Pacte vert» au Parlement européen, le 11 décembre 2019.
La cheffe de la Commission européenne Ursula von der Leyen présente son «Pacte vert» au Parlement européen, le 11 décembre 2019. REUTERS/Francois Lenoir

Moins de deux semaines après sa prise de fonction, la nouvelle présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a dévoilé ce mercredi 11 décembre devant le Parlement européen son « Pacte vert pour l’Europe » pour faire face aux défis climatiques.

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La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen souhaite un changement de paradigme. « C'est notre nouvelle stratégie de croissance », a déclaré la cheffe de l'exécutif européen en présentant ce mercredi son « Pacte vert pour l'Europe », dix jours après sa prise de fonction, en pleine COP25 et à la veille d'un important sommet européen : d'un côté, « réduire les émissions de gaz à effet de serre », de l'autre « créer des emplois et doper l'innovation ».

« Tous les secteurs concernés »

Convaincue que « le vieux modèle de croissance basé sur les énergies fossiles et la pollution est dépassé », Ursula von der Leyen a dévoilé « 50 actions pour 2050 », une liste de propositions législatives, plans d'actions, stratégies, orientations, couvrant des secteurs variés. Avec pour objectif de faire de l'Europe le « premier continent » neutre en carbone d'ici le milieu du siècle.

Tous les secteurs seront concernés, indique notre correspondante à Bruxelles, Joana Hostein : les transports, responsables d’un quart des émissions de CO2, l’alimentation, avec une proposition à venir pour réduire l’utilisation des pesticides, la construction avec une législation sur la performance énergétique des bâtiments.

La présidente de la Commission européenne promet 1 000 milliards d’investissements sur 10 ans. « Certains disent que le coût de la transformation est trop élevé, mais n’oublions jamais ce que serait le coût de la non-action. Chaque année, nos économies perdent 10 milliards d’euros à cause de la sécheresse, et ce n’est que le début… »

Une enveloppe de 100 milliards d'euros

Pour aider les secteurs et les régions les plus vulnérables, la Commission européenne promet aussi 100 milliards d’euros sur les sept prochaines années. Cette enveloppe, espère-t-on à Bruxelles, permettra de convaincre des pays comme la Pologne de s’engager dans cette transition écologique, alors que le pays dépend aujourd’hui en grande majorité du charbon pour la production de son électricité.

Pour le président de la Commission environnement du Parlement européen Pascal Canfin, ce « Pacte vert » est un message positif envoyé au monde entier. « Les États-Unis se retirent de l'Accord de Paris et nous, nous allons être les premiers au monde à l'échelle continentale à aller de manière contraignante vers la neutralité carbone en 2050. C'est un message très important qui est envoyé notamment aux pays les plus vulnérables pour dire que l'Europe est sérieuse. » Philippe Lamberts, président des écologistes, se félicite de cette liste de bonnes intentions, mais attend de voir. « Jusqu'à présent, non seulement les engagements de l'Union sont insuffisants, mais ils ne sont pas tenus », critique-t-il.

Les intentions sont bonnes mais nous n'avons pas de réelle feuille de route. (...) Madame Van der Leyen a eu de très bonnes intentions, elle a l'air motivée mais, maintenant, va-t-elle réussir à nous convaincre sur des mesures concrètes ?

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