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Hongrie

Hongrie: Viktor Orban met la main sur le théâtre

Le président hongrois, Viktor Orban a mis la main sur le théâtre après les médias, la justice et le monde universitaire.
Le président hongrois, Viktor Orban a mis la main sur le théâtre après les médias, la justice et le monde universitaire. LUDOVIC MARIN / AFP

Après les médias, la justice ou le monde universitaire, le président hongrois, Viktor Orban a décidé de s’attaquer à l’indépendance d’une nouvelle institution hongroise : le théâtre. Une loi sur la culture a été adoptée ce jeudi 12 décembre par le Parlement.

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De notre correspondante à Budapest, Florence Labruyère

Des milliers de Budapestois étaient descendus dans la rue lundi dernier pour protester contre ce qu’ils voient comme la mainmise du gouvernement sur la culture. La texte adopté ce jeudi par le parti de Viktor Orban, qui a la majorité des deux tiers des sièges au Parlement hongrois, a toutefois été révisé à la baisse. Certaines dispositions ont été retirées du projet final.

Un pas en arrière

Le gouvernement de Viktor Orban a fait un pas en arrière. Dans la loi votée ce jeudi, il n’est plus question que l’État coupe les vivres aux compagnies artistiques indépendantes, ou mette les éditeurs littéraires sous tutelle, comme le prévoyait le projet de loi initial.

Si le gouvernement a modifié la loi, c’est parce que celle-ci a suscité le mécontentement dans son propre camp. L’Académie hongroise des arts, une institution remplie de fidèles de Viktor Orban et le directeur du théâtre national, un proche du Premier ministre, Attila Vidnyanszky, se seraient opposés à la loi.

Néanmoins le texte adopté inquiète. En Hongrie, la majorité des théâtres appartiennent aux municipalités. D’après la loi, celles-ci pourront continuer à bénéficier de subventions pour ces derniers en échange d’un droit de regard de l’État sur le programme et le choix du directeur de la salle. Si les villes s'opposent, elles n’auront plus de subventions.

La vengeance d'Orban ?

« L’État finance des institutions, il est normal qu’il supervise leur fonctionnement », justifie Istvan Hollik, un porte-parole du gouvernement. Selon de nombreux artistes, la loi serait une vengeance de Viktor Orban contre les maires d’opposition qui ont gagné les élections municipales dans une dizaine de villes.

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