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Union européenne / Environnement

UE: les négociations sur le «Pacte vert» avancent difficilement

Emmanuel Macron parmi les dirigeants de l'UE lors d'une séance de photos lors du sommet des dirigeants de l'UE à Bruxelles, le 12 décembre 2019.
Emmanuel Macron parmi les dirigeants de l'UE lors d'une séance de photos lors du sommet des dirigeants de l'UE à Bruxelles, le 12 décembre 2019. REUTERS/Yves Herman

C’est un Conseil européen très largement consacré au climat. Les chefs d’État et de gouvernement vont tenter de parvenir à un accord sur l’objectif de neutralité carbone à l’horizon 2050. Des progrès sont attendus, mais il reste encore trois pays à convaincre - Hongrie, Pologne et République tchèque - et d’importants points de blocage.

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Le premier point qui fait débat, c'est le montant de l’aide financière à la transition énergétique, rapporte notre envoyée spéciale à Bruxelles, Juliette Gheerbrant. La Commission européenne a annoncé un budget de transition de 100 milliards d’euros sur 7 ans. La Pologne à elle seule estime avoir besoin d’autant pour passer à une énergie plus propre, le pays dépend encore à 80% du charbon.

Autre problème très sensible, qui pourrait bloquer un accord : l’utilisation de cet argent. Construire des centrales nucléaires, c’est justement ce que veut l’un des trois pays qui bloquent un accord, la République tchèque.

« Sans le nucléaire, ça n’est pas possible pour la République tchèque. Si vous voulez vraiment atteindre la neutralité carbone, ça a un coût. Pour la République tchèque, c’est de l’ordre de plus de 30 à 40 milliards d’euros. Donc c’est pour cela qu’il faut en discuter et pas seulement dire " OK, faisons-le " en promettant n’importe quoi, sans analyser la situation », a averti le Premier ministre tchèque Andrej Babis. Budapest a exactement la même position, et pour les Hongrois, le recours au nucléaire doit être inscrit dans l’accord.

Une priorité pour Macron

Trouver un accord sur le « Pacte vert » est une priorité pour Emmanuel Macron, lui qui veut s'afficher en président écolo en France et cela quitte à défendre l'industrie nucléaire, indique notre envoyé spécial à Bruxelles, Anthony Lattier. Une bonne solution selon le président français pour faire baisser les émissions de CO2 dans les pays pollueurs.

« Le Giec l'a d’ailleurs reconnu, le nucléaire fait partie de la transition. Pour les pays qui doivent sortir du tout charbon, il est clair qu’ils ne pourront passer du jour au lendemain au tout renouvelable. Ça n’est pas possible », a déclaré Emmanuel Macron.

Mais l’Allemagne, le Luxembourg et l’Autriche y sont farouchement opposés. Les Autrichiens expliquaient ce jeudi après-midi que le texte en l’état leur convient. Il ne fait pas mention en effet du type d’énergie exploitée dans le cadre de cette transition. En revanche, pour Vienne, la mention du recours au nucléaire est une ligne rouge à ne pas franchir.

D'autres points en discussion

D’autres points sont en discussion comme la volonté défendue par la commission et par la France de prélever une taxe carbone à la frontière sur les produits importés de pays qui ne respectent pas les accords de Paris, comme les États-Unis par exemple, il en va de la compétitivité de l'Union européenne.

Une chose est sûre un échec serait un coup dur à la veille de la clôture de la COP25, alors que la mobilisation populaire est forte. Un coup dur aussi pour la présidente de la Commission Ursula von der Leyen qui vient de présenter son pacte vert et qui a placé le climat au cœur de son mandat. . Les discussions promettent - comme souvent - d’être longues et difficiles.

À lire aussi : Le Conseil européen se penche sur le «Pacte vert»

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