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Malte / Corruption

Meurtre de Daphne Caruana: nouveau rassemblement à Malte pour réclamer justice

La journaliste et blogueuse maltaise Daphne Caruana Galizia, photographiée en 2011 devant l'ambassade libyenne à La Valette, sur l'île de Malte.
La journaliste et blogueuse maltaise Daphne Caruana Galizia, photographiée en 2011 devant l'ambassade libyenne à La Valette, sur l'île de Malte. REUTERS/Darrin Zammit Lupi

Comme tous les mois, un rassemblement est organisé ce 16 décembre à Malte par des citoyens demandant la vérité sur l'assassinat le 16 octobre 2017 de la journaliste Daphne Caruana Galizia. Elle a été tuée par l’explosion de sa voiture piégée alors qu’elle enquêtait sur des affaires de corruption au plus haut niveau.

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Le rassemblement de ce lundi aura lieu alors que le Premier ministre maltais Joseph Muscat a annoncé récemment qu'il démissionnerait en janvier et alors qu'un entrepreneur - proche du Premier ministre -  a récemment été inculpé pour « complicité » dans cette affaire. Les proches de Daphne Caruana restent mobilisés, ils estiment que les choses n'avancent pas assez vite.

« La demande ne change pas, les gens continuent à demander justice, car même après les évènements récents, nous ne l'avons toujours pas obtenue et le dossier est loin d'être refermé, nous ne connaissons pas encore toute la vérité, affirme Corinne Vella, la sœur de la journaliste assassinée. La présence du Premier ministre dans sa fonction reste un obstacle à la justice. Et le fait que son ex-chef de cabinet Keith Schembri ne soit pas poursuivi est aussi un grand sujet d'inquiétude.  »

À écouter aussi : Deux ans après l’assassinat de la journaliste Daphne Caruana Galizia, le pouvoir vacille à Malte

Joseph Muscat est accusé par la famille de la journaliste, par l'opposition ainsi que par des mouvements civiques d'être intervenu pour protéger Keith Schembri, mis en cause dans l'affaire. Keith Schembri, qui est désigné comme le véritable commanditaire du meurtre de Daphne Caruana et dont le nom figurait dans des enquêtes de la journaliste, a démissionné la semaine dernière.

« Nous voulons que la justice soit totalement rendue à Daphne, ajoute Corinne Vella. Cela concerne tous ceux qui sont impliqués dans son meurtre et tous ceux qu'elle a un jour démasqués. Et il est très important que les enquêteurs remontent la chaîne de commandement et tirent le fil des preuves, qu'ils atteignent tous ceux qui sont impliqués. Et il semble que cela pose toujours des problèmes. »

Des eurodéputés « inquiets pour l'intégrité de l'enquête »

Vendredi se tenait la première audience à La Valette d'une enquête indépendante ordonnée en septembre, après deux ans de demandes pressantes de la famille, par le gouvernement. La journaliste d'investigation vivait la peur au ventre, a raconté sa famille devant le tribunal. Trois hommes considérés comme de simples exécutants, arrêtés peu après le meurtre, sont jugés, mais une enquête policière est encore en cours pour trouver le ou les commanditaires.

Le nouveau commissaire européen à la Justice, Didier Reynders, s’est entretenu vendredi avec plusieurs membres de la commission de parlementaires européens dépêchés en mission à Malte afin d'y voir plus clair sur l'enquête. Ces derniers se sont déclarés « inquiets » à propos de l'enquête judiciaire maltaise, jugeant préférable la démission rapide du Premier ministre Joseph Muscat.

À lire aussi : Journaliste tuée à Malte: la famille dépose une plainte en France

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