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Allemagne

L'Allemagne adopte une loi sur l'immigration choisie

À partir du 1er mars prochain, une loi sur l’immigration choisie entre en vigueur en Allemagne.
À partir du 1er mars prochain, une loi sur l’immigration choisie entre en vigueur en Allemagne. REUTERS/Michele Tantussi

Pour remédier à un cruel manque de main-d'oeuvre, le gouvernement allemand a adopté une loi permettant, à partir du 1er mars prochain, d'accueillir des non Européens sur le marché du travail. Angela Merkel a évoqué ce week-end les conséquences négatives pour l’attractivité de son pays que des entreprises pourraient quitter. Un sommet s'est tenu lundi soir autour de la chancelière et des partenaires sociaux pour réfléchir aux priorités et aux modalités de la nouvelle loi.

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Plus de la moitié des entreprises allemandes étaient inquiètes cet automne en raison d'un manque de main-d'oeuvre. Bien sûr, les salariés plus âgés pourraient être encore un peu plus nombreux, comme les femmes actives, rapportenotre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut . Et de meilleures qualifications pour les chômeurs peuvent apporter des solutions. Mais elles ne suffisent pas.

Le chômage est au plus bas et 2,5 millions de personnes venant d’un autre pays de l’Union européenne travaillent déjà en Allemagne. Un institut de recherche affirmait récemment que 260 000 migrants qualifiés étaient nécessaires chaque année jusqu’à 2060. Avec sa nouvelle loi, Berlin espère attirer 25 000 personnes par an.

La rencontre de ce lundi 16 décembre devait permettre de savoir quels besoins ont les entreprises. « Il est urgent que  nous disposions d’une telle loi. Il faut qu’elle soit un succès ». Angela Merkel s’est voulue positive au terme de cette rencontre avec les partenaires sociaux. D’ici quinze ans, la population active du pays va perdre cinq millions de personnes. Les ressources disponibles en Allemagne ne suffisent ainsi pas à combler de tels besoins, pas plus que la main-d’œuvre venant de pays de l’Union européenne.

« Une bonne loi a été mise en place et j’espère qu’elle va contribuer à résoudre le plus important problème de l’économie allemande durant les dix prochaines années », a affirmé Ingo Kramer, le président du patronat allemand.

Les délais pour obtenir des visas doivent être réduits, l’apprentissage de l’allemand facilité. Des projets pilotes vont être lancés avec l’Inde, le Vietnam et le Brésil. Le portail « Make it in Germany » doit, dans plusieurs langues, promouvoir pour des salariés qualifiés les potentialités offertes par l’Allemagne.

« Je pense, au terme de ces négociations, que nous avons une des lois migratoires les plus modernes au monde, a déclaré le ministre des Affaires sociales, Hubertus Heil. Nous nous sommes inspirés d’autres modèles. Nous n’avons pas agi de façon idéologique, mais pris les problèmes à bras le corps. » 

À l’avenir, une personne non européenne qualifiée pourra s’installer en Allemagne sans contrat de travail et disposera de six mois pour en décrocher un. La reconnaissance des diplômes doit être améliorée, l’octroi des visas comme l’apprentissage de la langue facilités.

Les participants de la rencontre n’ont pas voulu faire de pronostics sur les résultats chiffrés à attendre. Dans le passé, d’autres initiatives ont débouché sur un échec. D'après l'OCDE, l’attractivité de l’Allemagne pour les salariés qualifiés reste modeste.

À écouter aussi : Allemagne: des demandeurs d’asile déboutés mais insérés dans la société

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