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Ukraine / Russie

Accord entre le Russe Gazprom et l'Ukrainien Naftogaz

Oleksiy Orzhel, ministre ukrainien de l'Énergie et de l'Environnement, et Yuriy Vitrenko, directeur de Naftogaz , lors d'une conférence de presse à Kiev, le 21 décembre 2019.
Oleksiy Orzhel, ministre ukrainien de l'Énergie et de l'Environnement, et Yuriy Vitrenko, directeur de Naftogaz , lors d'une conférence de presse à Kiev, le 21 décembre 2019. Ukrainian Presidential Press Service/Handout

À quelques jours de la fin de l’année 2019 qui marque l’expiration d’un contrat entre le Russe Gazprom et l’Ukrainien Naftogaz, les deux parties ont conclu un accord sous l’égide de la Commission européenne. Il porte sur le transit de gaz naturel depuis la Russie vers les pays consommateurs européens. L’accord est un compromis, qui marque une étape de la détente des relations entre la Russie et l’Ukraine, le tout sur fond de sanctions américaines dans le dossier Nord Stream 2.

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Avec notre correspondant à Kiev,  Sébastien Gobert

Il n’y aura pas de nouvelle guerre du gaz, au moins cette année. Gazprom avait menacé de cesser sans appel l’envoi de gaz à destination de l’Union européenne à travers l’Ukraine après l’expiration du contrat le 31 décembre. Aux termes de longues négociations, la société d’État russe garantit maintenant un montant minimal de transit pour les cinq années à venir. Une décision motivée par les problèmes qui affectent le projet de gazoduc Nord Stream 2 dans la mer Baltique, remis en cause par de récentes sanctions américaines.

Afin de garantir cet accord, la partie ukrainienne, Naftogaz, renonce elle à une procédure d’arbitration internationale contre Gazprom valant plus de douze milliards de dollars. Une décision très critiquée en Ukraine, même si elle est adoucie par le paiement de trois milliards de dollars que Gazprom se refusait à payer jusqu’à présent.

« Les compromis sont difficiles pour tous », commente Iouriy Vitrenko, vice-président de Naftogaz. Cet accord démontre pourtant que Moscou et Kiev peuvent encore s’entendre sur des sujets concrets. Pour beaucoup, c’est un signal plus qu’encourageant dans le contexte de la reprise des négociations de paix.

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