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Croatie

Croatie: la montée en puissance de la droite dure

Miroslav Skoro jouera les arbitres lors du second tour de l'élection présidentielle en Croatie. Le pays doit également prendre la présidence de l'Union européenne dès janvier prochain.
Miroslav Skoro jouera les arbitres lors du second tour de l'élection présidentielle en Croatie. Le pays doit également prendre la présidence de l'Union européenne dès janvier prochain. DENIS LOVROVIC / AFP

En Croatie, le premier tour de l'élection présidentielle a révélé montée en puissance de la droite dure dans un pays qui fait face à la pression de migrants. Le nom du président croate ne sera connu que le 5 janvier prochain. La Croatie doit prendre la présidence de l'Union européenne au prochain semestre. 

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Le pays vient de connaître les deux candidats pour le second tour de la présidentielle. L' ancien Premier ministre social-démocrate Zoran Milanovic, 53 ans, arrive en tête du scrutin. Il affrontera la cheffe de l'État sortante, Kolinda Grabar-Kitarovic au second tour de justesse sous la pression d’un populiste de droite dure, un nouveau venu en politique.

Miroslav Skoro, «co-candidat»

Il s'appelle Miroslav Skoro. Chanteur très populaire en Croatie, il est arrivé à la troisième place du scrutin avec un peu plus de 24%. Il détient donc les clés du deuxième tour. Son programme a séduit les électeurs de la candidate de droite arrivée seconde, Kolinda Grabar-Kitarovic qui va devoir reconquérir des électeurs. Ces derniers ont notamment voté pour déployer l'armée à la frontière pour empêcher les migrants de passer et pour gracier un criminel de guerre. Et également dissoudre le Parlement. La présidente sortante a déjà commencé avec cette première déclaration. « Miroslav Skoro a en réalité joué le rôle de co-candidat pendant la campagne » pour Kolinda Grabar-Kitarovic.

Zoran Milanovic veut faire de la Croatie un « pays normal »

En face d’elle, le social-démocrate arrivé en tête avec près de 30% des voix est un ancien Premier ministre « déterminé » pour ses partisans, mais « arrogant » pour ses détracteurs. Zoran Milanovic est épargné par les soupçons de corruption qui pèsent sur beaucoup de membres de la classe politique. L’ancien diplomate de 53 ans veut faire de la Croatie un « pays normal » avec une justice indépendante.

► À lire aussi : notre dossier à retrouver sur RFI Savoirs sur la révolution roumaine de 1989

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