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Monténégro

Monténégro : incidents après l'adoption de la nouvelle loi sur la religion

Des manifestants face aux policiers, non loin du Parlement, à Podgorica le 26 décembre 2019.
Des manifestants face aux policiers, non loin du Parlement, à Podgorica le 26 décembre 2019. SAVO PRELEVIC / AFP

Des incidents ont eu lieu la nuit dernière au Monténégro, des manifestants ont érigé des barricades et bloqué des routes. 22 personnes ont été interpellées dont 17 députés d’opposition. Au centre des troubles : une nouvelle loi sur la liberté religieuse qui cristallise les tensions entre l'Église orthodoxe serbe et le gouvernement monténégrin.

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L’Église orthodoxe serbe est vent debout contre une loi adoptée la nuit dernière au Parlement monténégrin à l’issue d’une journée de débats houleux. Elle redoute d’en faire les frais en perdant bon nombre des centaines d’églises et de monastères médiévaux qu’elle possède à travers le pays.

Le texte prévoit la nationalisation des terres et des biens dont les églises ne peuvent pas prouver qu'ils leur appartenaient avant le 1er décembre 1918. C’est à cette date que le Monténégro avait perdu son indépendance et avait été intégré au royaume des Serbes, Croates et Slovènes.

L'Église serbe en résistance 

Le projet de loi était porté par le parti du président, Milo Djukanovic, l’homme fort du Monténégro depuis le début des années 1990. Ce pro-européen considère que l’Église orthodoxe serbe, la plus importante en nombre de fidèles au Monténégro, est hostile à l’indépendance du pays, et qu’elle est généralement trop pro-serbe et pro-russe.

Milo Djukanovic affiche par ailleurs un soutien appuyé à l'Église autocéphale orthodoxe du Monténégro, qui n’est reconnue par aucune des églises canoniques orthodoxes. 

La nuit dernière, les députés du Front démocratique qui soutiennent l’Église serbe, ont provoqué des incidents au sein du Parlement après le rejet de leurs amendements, en jetant un pétard, des bouteilles en plastique et en s’en prenant au mobilier. Trois responsables du Front démocratique ont ensuite été arrêtés. Ils sont soupçonnés d'avoir « agressé un officiel dans l'exercice de ses fonctions ».

Quant à l'Église serbe, elle a appelé ses fidèles à créer des comités de résistances.

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