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Grèce / Energies

La Grèce, Chypre et Israël ont signé un accord sur le gazoduc EastMed

Le président chypriote Nicos Anastasiades, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis et le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu assistent à la signature de l'accord par leurs ministres de l’Énergie à Athènes, le 2 janvier 2020.
Le président chypriote Nicos Anastasiades, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis et le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu assistent à la signature de l'accord par leurs ministres de l’Énergie à Athènes, le 2 janvier 2020. REUTERS/Alkis Konstantinidis

À Athènes, la Grèce, Chypre et Israël viennent de signer jeudi 2 janvier un accord portant sur la création du gazoduc baptisé « EastMed ». Un projet d’infrastructure dont la Grèce a souligné « l’importance géostratégique » pour la Méditerranée orientale. Une zone où l'exploitation d'hydrocarbures ne cesse d'alimenter les tensions avec la Turquie.

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Avec notre correspondant à Athènes, Joël Bronner

Aux yeux d’Athènes, le futur EastMed, qui devrait permettre d’alimenter en gaz plusieurs pays du sud de l’Europe, représente davantage qu’un simple projet énergétique.

En compagnie du Premier ministre israélien et du président chypriote, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a en effet aussi évoqué la dimension sécuritaire de l’exploitation du gaz. Et ce, en s’adressant à mots voilés à la Turquie voisine, qui lorgne elle aussi sur les réserves d’hydrocarbures de la Méditerranée.

« Je voudrais souligner, ici, à Athènes que ce gazoduc EastMed n’est une menace pour personne. Une coopération trilatérale, comme celle entre la Grèce, Israël et Chypre, n’est hostile à personne. La coopération régionale est ouverte à tout le monde, à condition que le droit international et les règles de bon voisinage soient respectés. En synthèse, EastMed n’est pas simplement un gazoduc destiné à favoriser la croissance économique, c’est un gazoduc pour la paix et la coopération des acteurs de la région », a déclaré Kyriakos Mitsotakis.

Ces derniers mois, la question des hydrocarbures de Méditerranée a contribué à faire monter la tension entre Athènes et Ankara. Pour légitimer ses explorations sous-marines, la Turquie a notamment signé fin novembre un accord maritime controversé avec le gouvernement libyen d'union nationale (GNA). Un accord dénoncé notamment par Chypre et par la Grèce.

À lire aussi : Signature à Athènes de l'accord sur le gazoduc EastMed sur fond de tensions

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