Accéder au contenu principal
Espagne

Espagne: Pedro Sanchez défend son programme de gouvernement devant les députés

Pedro Sanchez sollicite une nouvelle investiture en tant que chef de gouvernement face aux députés et défend le programme de la coalition qu'il a formée notamment avec Podemos, Madrid, le 4 janvier 2020.
Pedro Sanchez sollicite une nouvelle investiture en tant que chef de gouvernement face aux députés et défend le programme de la coalition qu'il a formée notamment avec Podemos, Madrid, le 4 janvier 2020. REUTERS/Sergio Perez

Le socialiste espagnol Pedro Sanchez a défendu samedi sa candidature, dans un climat très tendu, devant les députés pour être investi président d’un gouvernement d’union de la gauche. Un premier vote aura lieu ce dimanche. Sanchez a expliqué son alliance avec les radicaux de gauche de Podemos et le dialogue avec les indépendantistes catalans, alors même que le Président catalan devrait être déchu de son poste par la commission électorale.

Publicité

Débloquer la paralysie politique, c’est le message qu’à voulu transmettre le socialiste Pedro Sanchez durant la première journée du débat d’investiture, samedi 4 janvier, rapporte notre correspondante à Madrid, Diane Cambon. « L’Espagne ne va pas se briser ni la Constitution, ce qui va se briser c’est le blocage » politique, a lancé Pedro sanchez en préambule de son intervention. Face aux critiques acerbes des conservateurs et de l’extrême droite qui accusent les socialistes de passer un pacte avec d’une part les radicaux de gauche et d’autre part avec les indépendantistes catalans, le leader socialiste a défendu la voie du dialogue et a promis une politique plus sociale, plus écologique et plus féministe.

L’abstention prévue des indépendantistes de gauche catalans de l'ERC devrait assurer les voix nécessaires à Sanchez pour former un gouvernement de coalition avec Podemos. Ce serait une première depuis la Seconde République espagnole, mais pour la droite il s’agit d’un gouvernement taxé de « Frankestein ».

Les critiques proviennent également du président indépendantiste catalan Quim Torra, qui a été condamné et risque d’être déchu de ses fonctions. Ce dernier accuse les indépendantistes du parti Erc d’avoir cédé à Madrid et de mettre en péril la feuille de route du séparatisme catalan. Quim Torra a annoncé samedi qu'il allait saisir la Cour suprême espagnole pour contester et faire suspendre la décision de la Commission électorale de le déchoir de ses fonctions de député régional.

Le premier vote de confiance ce dimanche 5 janvier ne devrait pas donner à Pedro Sanchez la majorité absolue nécessaire pour être reconduit au pouvoir. Un second tour de scrutin est prévu mardi 7 janvier, à majorité simple, lors duquel il devra seulement obtenir plus de oui que de non pour être élu chef de gouvernement. Cette législature qui n’a toujours pas commencé après quatre ans de blocage politique s’annonce hautement conflictuelle.

NewsletterAvec la Newsletter Quotidienne, retrouvez les infos à la une directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.