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Espagne

Espagne: Pedro Sanchez reconduit à la tête du gouvernement et déjà menacé

Le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez a été reconduit ce mardi 7 janvier à la tête d'une coalition fragile.
Le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez a été reconduit ce mardi 7 janvier à la tête d'une coalition fragile. REUTERS

Après huit mois de paralysie politique, le leader socialiste Pedro Sanchez a été reconduit d'extrême justesse au pouvoir. Mais plusieurs menaces pèsent sur ce nouveau mandat.

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Après huit mois de turbulences, l’Espagne s'est enfin trouvé un nouveau chef de gouvernement. Le socialiste Pedro Sanchez a obtenu 167 votes favorables des députés, tandis que 165 ont voté contre son investiture à la tête de l'exécutif et que 18 se sont abstenus lors de ce vote où seule une majorité relative lui suffisait. Il va pouvoir former un gouvernement minoritaire, en coalition avec la gauche radicale de Podemos.

Dimanche, Pedro Sanchez avait perdu un premier vote de confiance, faute d'avoir obtenu la majorité absolue nécessaire de 176 députés sur 350. Cette élection sur le fil laisse déjà présager une législature compliquée pour le socialiste, à la tête du premier gouvernement de coalition depuis la fin de la dictature franquiste de 1975. Une coalition qui, en cas de désaccord sur la politique économique et sociale, peut à tout moment voler en éclat et renvoyer une nouvelle fois les électeurs aux urnes – il y a déjà eu deux élections en 2019.

Et ce n'est pas la seule menace à laquelle l'exécutif est confronté, note notre correspondant à Madrid, François Musseau. Si les séparatistes catalans, qui se sont abstenus dans le vote de ce lundi, réclament à Pedro Sanchez un référendum d'autodétermination qu'il ne peut accepter, ce nouveau mandat sera interrompu. Autre facteur de déséquilibre : le degré de crispation introduit par les trois formations de droites pour lesquelles le gouvernement emmené par les socialistes n’a pas de légitimité.

Pedro Sanchez va donc se retrouver pris dans une « pince nationaliste », prévient Jean-Jacques Kourliandsky, chercheur à l'Institut de recherche internationale et stratégique (IRIS) : d'un côté, le nationalisme indépendantiste catalan et de l'autre, le nationalisme espagnol incarné par les trois partis de centre-droit, de droite et d'extrême droite. « Pedro Sanchez va devoir mettre en valeur ses qualités d'homme de dialogue, de négociations, ses capacités à rebondir pour essayer d'éviter les écueils de ces deux nationalismes qui peuvent mettre en danger sa survie comme celle de sa majorité », conclut le chercheur.

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