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Turquie

Erdogan veut forer dans une zone controversée en Méditerranée orientale

«Nous allons commencer dès que possible les activités d'exploration et de forage» dans une zone de Méditerranée orientale riche en hydrocarbures, a annoncé le président turc Recep Tayyip Erdogan, lors d'un discours à Ankara, le 16 janvier 2020.
«Nous allons commencer dès que possible les activités d'exploration et de forage» dans une zone de Méditerranée orientale riche en hydrocarbures, a annoncé le président turc Recep Tayyip Erdogan, lors d'un discours à Ankara, le 16 janvier 2020. Adem ALTAN / AFP

Alors qu’un fragile cessez-le-feu en Libye est suspendu au sort d’une conférence sur la paix qui doit se tenir ce dimanche à Berlin, l’un des acteurs du conflit – la Turquie – prend le risque d’aggraver les tensions. Le président Recep Tayyip Erdogan a déclaré, jeudi 16 janvier, que son pays allait commencer, « dès que possible », à faire des forages dans une zone contestée de la Méditerranée orientale riche en hydrocarbures, en vertu d’un accord signé avec le gouvernement de Tripoli.

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De notre correspondante à Istanbul

En déployant, à partir de début janvier, plusieurs dizaines de soldats en Libye, Recep Tayyip Erdogan a mis en pratique l’un des deux accords conclus fin novembre avec le Gouvernement d’union nationale (GNA), basé à Tripoli. Le président turc attend désormais que soit appliqué l’autre accord signé le même jour. Un accord de délimitation maritime, perçu comme une condition et une justification du soutien militaire de la Turquie au GNA.

Cet accord controversé permet à Ankara de revendiquer des droits sur des zones de la Méditerranée orientale riches en hydrocarbures. Il est vivement contesté par d’autres pays régionaux, notamment la Grèce, Chypre, l’Égypte et Israël. Recep Tayyip Erdogan entend pourtant envoyer « dès que possible » des navires dans cette zone pour y effectuer des forages, au risque d'aggraver les tensions.

Le président turc soutient que son accord avec Tripoli mettrait dans l’illégalité les pays qui voudraient « faire des explorations, des forages ou faire passer un gazoduc dans la zone située entre les plateaux continentaux de la Turquie et de la Libye sans leur aval ». Une référence claire au projet de gazoduc EastMed, qui vise à exporter vers la Grèce, puis vers le reste de l’Europe, du gaz extrait au large de Chypre et d’Israël.

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