Accéder au contenu principal

Coronavirus: l'UE active ses mécanismes de coordination et de suivi

Sur l'esplanade du Trocadéro, en face de la Tour Eiffel, à Paris, le 25 janvier 2020.
Sur l'esplanade du Trocadéro, en face de la Tour Eiffel, à Paris, le 25 janvier 2020. REUTERS/Benoit Tessier

Devant la multiplication des cas de coronavirus en Europe, avec la France et l’Allemagne désormais concernées et du fait de la présence d’Européens résidant à Wuhan, en Chine, l’UE a activé ses mécanismes sanitaires et de protection civile. Un centre de crise et un centre de prévention sanitaire sont mobilisés dès ce mercredi 29 janvier avec, comme premier horizon, le rapatriement des ressortissants européens.

Publicité

Avec notre bureau de Bruxelles,

Il y aura cette semaine deux avions pour Wuhan. Le premier d’entre eux partira de France ce mercredi pour rapatrier 250 Français et le deuxième ramènera de Chine une centaine de ressortissants européens. Ces deux vols sont coordonnés par le centre de crise à Bruxelles ; l’UE peut financer jusqu’à 75% des coûts.

► À lire aussi : Coronavirus: opérations d'évacuation délicates pour plusieurs pays

Le mécanisme de protection civile de l’Union, spécifiquement destiné à faire jouer la solidarité européenne, a été activé à la demande de la France. Déjà utilisé à 300 reprises pour des catastrophes naturelles comme par exemple lors des grands incendies, ce mécanisme a aussi été utilisé en 2014 pour l’épidémie d’Ebola.

Il y a d’ailleurs aussi une mobilisation du Centre européen de prévention des maladies situé à Stockholm. Le centre de crise coordonnera l’arrivée des différents ressortissants européens et d’éventuelles quarantaines, même si les rapatriements sont censés être destinés uniquement à ceux qui ne présentent pas de symptômes. Il peut aussi apporter son aide en coordonnant, par exemple, la mobilisation et le déploiement d’équipes médicales ou apporter un soutien logistique pour le transport d’éventuels vaccins.

Pour le moment, il n'y a pas de surmortalité chez les patients en bonne santé...


Quatre cas recensés en Allemagne

Quatre cas d'infection par le coronavirus ont été recensés jusqu'à mardi soir en Bavière. Ces quatre cas ayant eu lieu au siège d'une grande entreprise, le risque pour d'autres salariés existe. Les pouvoirs publics se veulent rassurants, rapporte notre correspondant à Berlin, Pascal Thibault.

L’équipementier automobile Webasto emploie un millier de personnes sur le site de son siège bavarois près de Munich. Après l’infection annoncée lundi soir d’un des salariés de l’entreprise au contact d’une collègue chinoise de passage pour une formation, les trois cas supplémentaires au sein de la société ne peuvent qu’à moitié étonner. Quarante personnes, qui ont été en contact direct avec les premiers malades, sont surveillées de près et subiront des tests ce mercredi pour détecter une éventuelle infection.

La société Webasto a décidé de fermer son siège à Stockdorf jusqu’à lundi prochain. Les salariés n’effectueront pas de déplacements professionnels durant les prochains jours. Ceux auprès des sites chinois de Webasto sont suspendus pendant deux semaines.

Les personnes infectées par le coronavirus se trouvent dans le même hôpital de Munich et sont isolées. Leur état de santé ne suscite pas d’inquiétude. Mardi, le ministre de la Santé, Jens Spahn, a voulu rassurer ses concitoyens : « Il fallait s’attendre à ce que le virus atteigne l’Allemagne. Le cas connu en Bavière montre que nous sommes bien préparés si les patients sont rapidement pris en charge et isolés du monde extérieur. Le danger pour la population en Allemagne reste réduit ».

Les intéressés ne sont pas tous rassurés. Les pharmacies sont parfois en manque de masques pour se protéger d’une contamination ; les magasins de bricolage ont vu aussi la demande pour ces articles augmenter sensiblement.


Les multinationales limitent leurs voyages

L'activité économique est également victime du coronavirus. Si le régulateur chinois des marchés financiers appelle les investisseurs à « analyser rationnellement » l'impact de l'épidémie, plusieurs multinationales ont déjà décidé de limiter voire d'interdire leurs voyages vers la Chine, c'est le cas de Facebook ou de la banque HSBC. De leur côté, les compagnies aériennes s'adaptent avec des annulations de vols ou la suspension de certaines liaisons.

Des réservations vers la Chine au ralenti, c'est ce que constate notamment la compagnie aérienne allemande Lufthansa à cause du coronavirus. La compagnie Air Seoul, elle, prévoit déjà d'interrompre toutes ses liaisons alors que China Airlines annule cinq vols par jour au moins jusqu'au 10 février.

Et pour cause, de grandes entreprises internationales encouragent leurs salariés à éviter de se rendre en Chine dans les prochaines semaines. L'entreprise Facebook a été la première à prendre des mesures dans ce sens, la firme américaine demande même à ses employés récemment rentrés de Chine de travailler depuis leur domicile.

Un premier avion quitte Paris ce mercredi pour ramener des ressortissants français sans symptôme de la province de Hubei, notamment des salariés des usines Renault et PSA implantées dans ce bassin industriel du centre de la Chine.

NewsletterAvec la Newsletter Quotidienne, retrouvez les infos à la une directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.