Accéder au contenu principal

Crise entre séparatistes: convocation d'élections anticipées en Catalogne

Le chef du gouvernement régional de la Catalogne, Quim Torra, au Palau de la Generalitat à Barcelone, le 29 janvier 2020.
Le chef du gouvernement régional de la Catalogne, Quim Torra, au Palau de la Generalitat à Barcelone, le 29 janvier 2020. AFP/Lluis Gene

Le président indépendantiste catalan Quim Torra a annoncé le 29 janvier la convocation prochaine d'élections régionales anticipées en Catalogne en raison d'une crise ouverte entre les deux grands partis séparatistes.

Publicité

« Cette législature n'a plus d'avenir, a déclaré Quim Torra. Les deux alliés au sein du gouvernement envisagent le chemin vers l'indépendance d'une façon qui a entraîné une détérioration de la confiance mutuelle ». Le président catalan a toutefois indiqué que le budget de la région devrait être approuvé avant qu'il n'annonce la date des élections. L'approbation de ce budget doit prendre environ deux mois. La Catalogne n'en a plus adopté depuis 2017.

La convocation prochaine de ce scrutin anticipé est la conséquence d'une rupture intervenue il y a deux jours entre le parti de Quim Torra et de son prédécesseur Carles Puigdemont, Ensemble pour la Catalogne (JxC), et la Gauche républicaine de Catalogne (ERC). ERC a lâché Quim Torra et JxC qui lui demandaient de désobéir à l'ordre de la commission électorale de priver le président catalan de son siège de député régional après sa condamnation en décembre à 18 mois d'inéligibilité.

Conséquences politiques à Madrid

Quim Torra a été condamné pour avoir refusé d'obéir à cette commission qui lui avait ordonné l'an dernier de retirer des symboles séparatistes du siège du gouvernement régional durant une campagne électorale. Alliés au sein du gouvernement régional depuis 2016, JxC et ERC se font concurrence pour dominer le mouvement séparatiste.

L'annonce inattendue de Quim Torra intervient peu de temps avant l'ouverture d'une négociation entre les gouvernements central et catalan sur le conflit politique en Catalogne et pourrait avoir des conséquences imprévisibles sur la stratégie de détente initiée par le chef du gouvernement socialiste Pedro Sanchez. ERC avait obtenu cette négociation en échange de son appui à la reconduction au pouvoir début janvier de Pedro Sanchez, ce qui avait été vu d'un mauvais oeil par JxC.

(avec AFP)

NewsletterAvec la Newsletter Quotidienne, retrouvez les infos à la une directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.