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Reportage

Les citoyens kosovars attendent toujours la libéralisation des visas Schengen

Les drapeaux de l'UE et du Kosovo sur la place principale de Pristina, la capitale (image d'illustration)
Les drapeaux de l'UE et du Kosovo sur la place principale de Pristina, la capitale (image d'illustration) ARMEND NIMANI / AFP

Les règles pour obtenir le visa Schengen changent ces jours-ci. Un visa pour les pays européens qu’il est déjà particulièrement compliqué d’obtenir quand on est Kosovar. Malgré les promesses de l'Union européenne, les citoyens de cette ancienne province serbe attendent toujours de pouvoir voyager librement en Europe.

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Avec notre envoyé spécial à Pristina,Louis Seiller

Sur les hauteurs de Pristina, devant la porte d’une agence spécialisée dans l’obtention du visa Schengen, des dizaines de personnes font la queue dans un froid glacial.

Shpetim sort de l’agence, des feuilles dans les mains. Ce trentenaire a du mal à cacher sa déception. « J’avais déposé une demande de visa touristique pour aller voir ma famille qui vit en Suisse, c’était la première fois. Mais là, ils m’ont refusé le visa. Et ils ne m’ont pas dit pourquoi. Ils ne m’ont donné aucune explication. »

Des étoiles blanches sur un fond bleu... À l’image de son drapeau, le Kosovo est tourné vers l’Union européenne. Mais 12 ans après l’indépendance du pays, les deux millions de Kosovars ont toujours besoin d’un visa pour voyager en Europe.

« Nous sommes le seul pays de la région dont le passeport ne permet pas d’aller à l’étranger, pointe Shpetim. En un mot, on est un pays isolé et c’est vraiment quelque chose de mauvais. »

En juillet 2018, la Commission européenne avait approuvé la levée des visas pour le Kosovo. Mais depuis rien n’a changé. Certains États comme l’Espagne ou la Roumanie bloquent toujours sur la question de la reconnaissance du Kosovo.

Pour le politologue Agon Maliqi, cette situation crée un profond ressentiment dans le pays. « Les gens du Kosovo se sentent trahis. Et ces promesses non tenues donnent des arguments à ceux ici qui affirment que "l’UE ne nous veut pas", que "nous sommes différents et pas vraiment européens".»

Ouvrir l’horizon de la jeunesse en obtenant enfin de l’Union européenne le droit de voyager librement sur le continent, ce sera l’un des principaux défis du prochain gouvernement kosovar qui pourrait être annoncé ce lundi.

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