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Coronavirus: les 27 s'inquiètent des risques sur l'approvisionnement en médicaments

La commissaire européenne chargée de la Santé, Stella Kyriakides, et le ministre croate de la Santé, dont le pays assure la présidence de l'UE, lors d'une conférence de presse à Bruxelles sur le coronavirus, le 13 février 2020.
La commissaire européenne chargée de la Santé, Stella Kyriakides, et le ministre croate de la Santé, dont le pays assure la présidence de l'UE, lors d'une conférence de presse à Bruxelles sur le coronavirus, le 13 février 2020. JOHN THYS / AFP

Les ministres européens de la Santé ont tenu jeudi matin 13 février une réunion extraordinaire à Bruxelles au sujet de l’épidémie de coronavirus. Pour l’Union européenne, la préoccupation essentielle est celle de la coordination des mesures de protection et de détection d’une éventuelle infection au Covid-19. Les ministres de la Santé se sont surtout voulus rassurants : selon l’Europe est prête et bien protégée contre une épidémie

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Dans l’ensemble, les ministres européens de la Santé se disent confiants dans la robustesse du système sanitaire des pays de l’UE, dans leur capacité à détecter les infections et à s’en protéger.

En revanche, pour la Commissaire européenne chargée de la Santé, les virus ne connaissent pas de frontières et il faut encore renforcer la coordination entre les pays, l’un des ministres ajoute d’ailleurs que le risque existe d’une extension de l’épidémie et sa transformation en pandémie même si le risque est faible, rapporte notrecorrespondant à Bruxelles, Pierre Benazet.

L’UE a entre autres décidé de recenser les capacités existantes et mobilisables en termes de laboratoires et d’outils de détection. Un inventaire des équipements de protection est aussi en cours et l’UE est prête à déclencher des marchés publics s’il faut augmenter les stocks.

Il y a cependant une préoccupation qui est apparue sur la capacité des Européens à maintenir à niveau les stocks nécessaires pour la fabrication de médicaments, en particulier du fait de la dépendance partielle aux importations de composants chimiques provenant de Chine.

« Nous avons besoin d'aller plus loin, de nous coordonner sur les mesures barrières, l'arrivée des voyageurs, l'analyse épidémiologique des cas, les stocks de protection », a déclaré la ministre française de la Santé Agnès Buzyn, en arrivant à cette réunion d'urgence. Elle a souligné que « cette crise » pouvait « s'installer sur plusieurs mois », et s'est inquiétée des « impacts » sur la disponibilité des équipements de protection (gants, masques) pour les personnels soignants. « La plupart des fabricants des équipements (de protection) sont situés en Chine et sont eux-mêmes en rupture de stock », a-t-elle dit, défendant le principe de la mise en oeuvre d'un achat groupé au niveau européen de ces matériels.

Dix millions d’euros ont été affectés par la Commission européenne pour la recherche d’un vaccin et une équipe spéciale a été constituée pour s’assurer que les stocks de médicaments restent suffisants.

L’UE a aussi décidé que les voyageurs de retour des régions touchées devraient rendre compte des personnes avec qui ils ont eu des contacts.

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