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«On va s'étriper»: Le Drian prévoit des négociations post-Brexit tendues

Jean-Yves Le Drian, le ministre des Affaires étrangères, dit s'attendre à une négociation tendue entre l'UE et Londres sur leur future relation post-Brexit.
Jean-Yves Le Drian, le ministre des Affaires étrangères, dit s'attendre à une négociation tendue entre l'UE et Londres sur leur future relation post-Brexit. REUTERS/Stephane Mahe/File Photo

Ce dimanche 16 février, le chef de la diplomatie française a dit s'attendre à une négociation tendue entre l'Union européenne et Londres sur leur relation future post-Brexit.

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« Je pense que sur les questions commerciales ou sur le dispositif de relations futures que l'on va engager, on va s'étriper pas mal. » C’est ce qu’a déclaré Jean-Yves Le Drian lors de la conférence de sécurité de Munich, grande messe annuelle sur les questions diplomatiques et de défense. « Cela fait partie de la négociation, chacun va défendre ses intérêts, » a-t-il ajouté.

La pêche, un sujet épineux

Le ministre français des Affaires étrangères espère que la négociation va se faire le plus rapidement possible, « même s’il y a beaucoup de sujets et que nous avons des poids lourds à gérer ». Un poijt en particulier préoccupe Jean-Yves Le Drian : le poisson. Avant de devenir chef de la diplomatie française, il était président de la région de Bretagne, une importante zone de pêche en France.

Récemment, Jean-Yves Le Drian avait prévenu que la France « ne transigerait pas » sur le sujet dans les tractations à venir avec Londres. « En aucun cas, la pêche ne pourra servir de variable d'ajustement dans les négociations », avait-il averti, faisant valoir que le Royaume-Uni écoulait plus de 70 % de sa pêche sur le continent européen.

Les pêcheurs des pays de l'UE sont fortement dépendants des eaux britanniques. Ces dernières représentent 30 % du chiffre d'affaires des Français.

Une coopération primordiale en matière de sécurité

À Munich, Le Drian a jugé en revanche que « sur la question sécuritaire, il faut que nous prenions acte de nos intérêts communs » entre l’Union européenne et les Britanniques.

Il a appelé à « avancer » davantage encore dans la coopération à l'avenir, que ce soit au plan bilatéral entre la France et la Grande-Bretagne, au sein de l'Otan, « mais aussi dans des coalitions spécifiques sur des interventions que nous pourrions avoir ensemble ».

Le ministre a mentionné en particulier les accords de Lancaster House, en 2010, qui ont renforcé la coopération entre Paris et Londres dans la défense et dont les deux pays vont célébrer cette année le dixième anniversaire. Il a souhaité « poursuivre » la coopération dans ce cadre, « y compris sur les sujets sensibles ».

(Avec AFP)

À écouter : Après le Brexit: des larmes et toute une relation commerciale, politique et économique à reconstruire

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