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Conférence sur la sécurité de Munich: un sommet difficile pour Merkel

La chancelière allemande, Angela Merkel, lors d'un discours à Munich, le 24 mai 2019 (image d'illustration).
La chancelière allemande, Angela Merkel, lors d'un discours à Munich, le 24 mai 2019 (image d'illustration). CHRISTOF STACHE / AFP

La 56e conférence sur la sécurité de Munich s’est clôturée dimanche 16 février 2020. De nombreuses critiques ont été émises à l’encontre de l’Allemagne et d’Angela Merkel, notamment concernant son manque d’implication dans les affaires internationales.

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Avec notre correspondant en Allemagne, Pascal Thibaut

Le « déclin de l'Occident ». C'est ainsi qu'on pourrait résumer le titre de l'édition 2020 de la conférence sur la sécurité de Munich qui s'est terminée dimanche 16 février. Pour l'Allemagne, puissance invitante, on pourrait aussi parler du « crépuscule de la chancelière ». Les critiques de nombreux partenaires contre un pays qui promet plus d'engagements sur la scène internationale sans agir suffisamment étaient perceptibles ce week-end.

Comme l'ont illustré les déclarations d'Emmanuel Macron, présent pour la première fois depuis son élection, ou celles d'un potentiel successeur de la chancelière, Angela Merkel n'a pas été épargnée.

« Impatiences »

Angela Merkel assise dans un fauteuil bien trop grand pour elle et qu’Emmanuel Macron s’échine, sans grand succès, à pousser vers une pancarte sur laquelle on pouvait lire « politique de sécurité européenne »... Ce dessin, paru dans la presse ce lundi matin résume « les impatiences » dont a parlé Emmanuel Macron samedi 15 février.

Il souhaiterait que l’Allemagne le soutienne plus franchement dans la mise en place de ses propositions pour l’Europe. D’autres partenaires se sont énervés autour des promesses de Berlin en faveur d’un engagement international plus résolu, mais qui restent lettre vide.

« L'après-Merkel »

De son côté, Paris semble ne plus attendre grand-chose du gouvernement allemand actuel. « Macron prépare l’après-Merkel », titrait dimanche un quotidien allemand. Le chef de l’État a rencontré longuement les dirigeants écologistes et des parlementaires du Bundestag, la chambre basse du Parlement allemand, ainsi que le patron des conservateurs bavarois.

Au sein du parti de la chancelière, les prétendants à sa succession prennent aussi leurs distances. L’un des favoris, Armin Laschet, président de la Rhénanie du Nord-Westphalie et ténor de la CDU, a critiqué dimanche le manque de courage, de dynamique et de rapidité du gouvernement allemand pour réagir aux propositions françaises.

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