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Libye: l’Union européenne relance une mission pour contrôler l'embargo sur les armes

Ce «Falcon 50» de la marine française est en mission au large de la Libye dans le cadre de Sophia, le 22 septembre 2016.
Ce «Falcon 50» de la marine française est en mission au large de la Libye dans le cadre de Sophia, le 22 septembre 2016. RFI/Olivier Fourt

Une nouvelle mission navale va être mise en place par l'Union européenne. Des navires vont être déployés pour empêcher les livraisons d'armes à l'est des côtes libyennes. 

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« L'Union européenne va déployer des navires dans la zone à l'est de la Libye pour empêcher le trafic d'armes », a expliqué ce lundi 17 février le chef de la diplomatie italienne Luigi di Maio. La nouvelle opération aura des moyens aériens et satellitaires ainsi que des navires, précise notre correspondant à Bruxelles, Pierre Bénazet. Toutefois, il a ajouté que la mission serait arrêtée si elle « devait provoquer un afflux de bateaux de migrants ».

Ce lundi matin, le chef de la diplomatie européenne ne pensait pas arriver à un accord pour que l’opération Sophia soit relancée, « l’unanimité est nécessaire » et « si nous ne l’obtenons pas, nous ne pouvons pas aller de l’avant », regrettait-il.

Décidé en 2015, le mandat de l’opération Sophia a été prolongé jusqu’au 31 mars 2020. La nouvelle opération pourrait prendre la suite. Son nom de baptême n’est pas encore décidé.

Mais l’opération faisait face à un refus de l'Autriche, qui refusait de reprendre les opérations navales. Le pays estime que cette opération est « un billet d’entrée en Europe pour des milliers de migrants clandestins », une position confirmée par le ministre autrichien des Affaires étrangères, Alexander Schallenberg, dans un entretien au quotidien Die Welt.

L'Europe « doit être capable de faire de la politique européenne »

Les navires européens avaient été retirés de la Méditerranée suite au refus de l’Italie de laisser les migrants sauvés en mer débarquer sur son territoire.

« Je ne peux pas imaginer qu'un pays comme l'Autriche dise non en fin de compte, a ajouté le ministre des Affaires étrangères du Luxembourg, Jean Asselborn, je comprends que l'Europe ne soit parfois pas capable de faire de la politique mondiale, mais elle doit être capable de faire de la politique européenne ».

(avec AFP)

►À écouter: [Reportage] Opération Sophia: au large du chaos libyen

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