Accéder au contenu principal

Budget européen: les Vingt-Sept se quittent sans accord

Pour Emmanuel Macron, l'essentiel est sauf: la PAC ne sera pas davantage rognée.
Pour Emmanuel Macron, l'essentiel est sauf: la PAC ne sera pas davantage rognée. Aris Oikonomou / AFP

Après deux journée d'intenses négociations sur le prochain budget pluriannuel, les dirigeants européens réunis à Bruxelles se sont quittés ce vendredi soir sans accord. Rendez-vous a été donné pour un prochain sommet.

Publicité

De notre envoyée spéciale à Bruxelles,

« Les différences étaient trop importantes. Il reste encore beaucoup de travail », a constaté la chancelière allemande Angela Merkel après deux jours de tractations. Malgré l'entente affichée avec Emmanuel Macron, notamment sur le dossier syrien, les divisions étaient éclatantes sur le prochain budget pluriannuel européen. Paris s'oppose à Berlin sur la question des rabais appliqués aux Etats qui versent plus qu'ils ne touchent de l'Europe – c'est le cas de l'Allemagne.

Mais ce sont les quatre pays « frugaux » (Suède, Pays-Bas, Autriche et Danemark) qui ont le plus affiché leurs désaccords durant ce sommet. Ils ont refusé de verser plus au pot commun malgré tous les efforts du président du Conseil Charles Michel. En face, un autre bloc offensif composé d'une quinzaine d'Etats mené par le Portugal s'est formé. Ceux-là plaident pour un budget généreux pour les fonds de cohésion.

Si Charles Michel a cru pouvoir arracher un texte de consensus aux 27, la réalité a fini par s’imposer à lui comme à tous. « C’est un sujet très difficile. Les négociations sont très dures. Surtout avec le Brexit et le trou de 60 à 75 milliards d’euros que cela a engendré. Nous avons travaillé très dur pour répondre aux inquiétudes, faire concilier les différents intérêts et opinions. Mais on a besoin de plus de temps ! »

Pour Emmanuel Macron, à défaut d'avancer, l'essentiel est sauf, en tout cas pour l'heure : la Politique agricole commune (PAC) ne sera pas davantage rognée. Le président français va s'empresser d'annoncer lui-même la nouvelle aux agriculteurs dès ce samedi à l'ouverture du Salon qui leur est consacré.

« Nous avons obtenu de premières améliorations sur ce volet, pour défend nos paysans, s'est félicité le président français, avant de nuancer. Mais elles sont non conclusives, compte tenu du fait que nous n’avons pas trouvé d’accord. Et elles sont, à nos yeux, encore insuffisantes. Le dialogue et le travail doivent se poursuivre. Il y a eu des améliorations, mais elles ne vont pas au bout. »

La réflexion concernant de nouvelles ressources propres à l'UE pour l'aider à ne plus dépendre uniquement de la bonne volonté des Etats demeure en revanche en friche.

NewsletterAvec la Newsletter Quotidienne, retrouvez les infos à la une directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.