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Slovaquie: deux ans après le meurtre de Jan Kuciak, un pays dans la rue

A Bratislava, manifestation pour le deuxième anniversaire du meurtre de Jan Kuciak et de sa fiancée, le 21 février 2020.
A Bratislava, manifestation pour le deuxième anniversaire du meurtre de Jan Kuciak et de sa fiancée, le 21 février 2020. REUTERS

Il y a deux ans, la Slovaquie apprenait la nouvelle du meurtre d’un journaliste d’investigation, Jan Kuciak, et de sa fiancée. Pour la première fois depuis 30 ans, la société a investi les rues et obtenu les démissions du ministre de l’Intérieur puis du Premier ministre.

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De notre envoyée spéciale à Bratislava,

La plus importante des commémorations organisées en hommage à Jan Kuciak et de sa fiancée était celle mouvement citoyen « pour une Slovaquie décente ». Elle réunissait un peu peu plus de 15 000 personnes avec bonnets, capuches, et écharpes, une foule considérable pour le pays, rassemblée dans le froid et un vent glacial sur une grande place face au siège du Premier ministre.

►À lire aussi: Slovaquie: le meurtre de Jan Kuciak provoque une crise politique dans le pays

Cette foule calme a applaudi presque discrètement : pas de slogans pas de banderoles mais de la solennité, de la gravité, et une colère encore palpable.

Des figures mafieuses dans le viseur

Plus tôt dans la journée, lors du rassemblement des partis d’opposition, la mère de la fiancée du journaliste a évoqué au micro sa fille, sans pouvoir retenir ses larmes. Au pied de la tribune, autour du portrait du jeune couple, de petites bougies rouges amenées, allumées tour à tour par les passants.

Religieux, militants d’ONG, politiques… Tous pointent du doigt et nomment des figures mafieuses. Il y a eu 16 manifestations depuis le double meurtre et cette société où la parole s’est libérée ne lâche plus l’espace public. Tous appellent à un changement par les urnes. En famille, à plusieurs générations, ce vendredi soir, les Slovaques le promettent : ils iront voter samedi prochain pour les élections législatives.

Le procès en cours a montré l’étendue de la corruption et des liens entre le parti au pouvoir et la criminalité. Le parti en question, le Smer-SD (social-démocrate), a perdu toutes les élections intermédiaires et affronte ces législatives en mauvaise posture.

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