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Les soutiens de Julian Assange préparent son procès en extradition

John Shipton, le père de Julian Assange, lors d'une conférence de presse à Paris, le 20 février 2020.
John Shipton, le père de Julian Assange, lors d'une conférence de presse à Paris, le 20 février 2020. FRANCOIS GUILLOT / AFP

A trois jours de son procès en extradition vers les États-Unis, les soutiens du fondateur de WikiLeaks Julian Assange préparent tant bien que mal sa défense.

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Baltasar Garzon, l'un des avocats de Julian Assange, y voit un procès pour réduire au silence ceux qui dérangent le pouvoir. À trois jours de l'ouverture du procès en extradition du fondateur de WikiLeaks, il assure que la défense est prête. « J'ai confiance. Car je crois que toute cette affaire se base sur des accusations totalement infondées qui visent Julian Assange. Ce procès ne tient pas debout. Depuis le début, nous dénonçons une persécution politique. Nous considérons que Julian Assange n'a pas commis de délit. »

Julian Assange est à l'origine de la publication de milliers de documents classifiés sur l'intervention de l'armée américaine en Irak et en Afghanistan. Réfugié à l'ambassade d'Équateur à Londres en 2012, il y était resté jusqu'au 11 avril dernier, date de son arrestation. Les images avaient fait le tour du monde.

À lire aussi : WikiLeaks: Julian Assange arrêté à l’ambassade d’Équateur à Londres

S'il est extradé aux États-Unis, le fondateur de WikiLeaks risque 175 ans de prison. Ses avocats accusent Washington de tout mettre en oeuvre pour faire pression sur le dossier et rendre sa détention infernale. Tout juste sorti d'isolement, Julian Assange, sera présent lundi dans la salle d'audience. Son père, John Shipton, lui a rendu visite. « Il tient le coup. Mais les effets néfastes de près de 10 ans de détention arbitraire se font ressentir, témoigne-t-il. Il va falloir beaucoup de temps pour qu'ils se dissipent. Julian a besoin de se libérer de la calomnie, des mensonges et des politiciens qui le diffament. »

Le procès de Julian Assange devrait durer plusieurs semaines. Entre-temps, son avocat français Éric Dupond-Moretti souhaite prendre rendez-vous avec Emmanuel Macron afin de déposer une demande d'asile politique en France.

C’est un homme qui depuis des années n’a pas pu être exposé à la lumière du jour, qui n’a pas pu se balader dans un endroit ouvert, qui a subi des pressions énormes. Il est clair que dans les conditions matérielles qui sont les siennes, Julian Assange n’a pas les facultés de pouvoir se défendre. Il a beaucoup de mal à voir ses avocats. Dans ce cadre-là, au-delà du simple procès qui s’annonce en Angleterre, et du procès qui pourrait s’annoncer dans le cadre d’une extradition aux États-Unis – je rappelle qu’en l’état, il est quand même sous le coup de 175 années d’emprisonnement-, nous considérons que la France, les juristes français, les juristes européens ont quelque chose à dire sur la façon dont il est mis en accusation. Nous envisageons de déposer une série de demandes devant toutes les institutions qui sont mobilisables pour permettre une protection juridique de quelqu’un qui aujourd’hui a la nécessité d’être protégé pour pouvoir a minima avoir les conditions de vie acceptables et dignes et pour pouvoir se défendre de manière efficace et de manière légale.

Antoine Vey, avocat de Julien Assange sur le procès à venir

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