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L’UE donne son feu vert à Michel Barnier pour négocier l’avenir avec Londres

Michel Barnier s'apprête à diriger des négociations difficiles sur la future relation commerciale avec Londres.
Michel Barnier s'apprête à diriger des négociations difficiles sur la future relation commerciale avec Londres. REUTERS/Francois Lenoir

Les représentants des États membres de l'UE étaient réunis lundi 24 février en vue d'approuver le mandat de leur négociateur Michel Barnier pour négocier avec Londres. Ce mardi à Bruxelles doivent être formellement adoptées les conditions des négociations avec le Royaume-Uni sur leur future relation commerciale, ouvrant la voie à un nouveau chapitre post-Brexit qui s'annonce particulièrement délicat.

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L'adoption du mandat de Michel Barnier lors d'une réunion ministérielle ce mardi ouvrira la voie aux premiers pourparlers, début mars, entre l'Union européenne et le Royaume-Uni. Londres et Bruxelles n'ont que quelques mois d'ici la fin de l'année pour s'entendre sur leur future relation. Et la mission de Michel Barnier s'annonce d'ores et déjà compliquée.

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Le premier écueil sur lequel ces négociations risquent d'échouer concerne la pêche. Le mandat des Européens insiste sur le fait que le futur accord devra maintenir un accès réciproque aux eaux territoriales. Le Royaume-Uni, lui, veut que seuls les bateaux auxquels il aura accordé une licence ne puissent pêcher dans ses eaux.

Le bras de fer s'annonce tendu. Les bateaux européens capturent environ six fois plus de poissons dans les eaux britanniques que les bateaux britanniques dans les eaux européennes. En même temps, les Britanniques dépendent largement du marché européen pour écouler le fruit de leur pêche.

Ce secteur représente à peine plus de 1 % du PIB européen. Mais il est hautement symbolique : pour les Brexiters, il est l'incarnation de la souveraineté retrouvée. Les discussions sur cet épineux sujet permettront donc d'évaluer la capacité des Européens et des Britanniques à trouver des compromis.

Les négociations sur les règles commerciales s'annoncent également ardues. Les Vingt-Sept veulent que la Cour de Justice de l’UE soit l’arbitre des différends sur les normes européennes, ce dont le Royaume-Uni ne veut pas entendre parler.

Mais c’est surtout l’accès au marché européen pour les produits britanniques qui constituera le plus gros écueil. Toute la question étant de savoir jusqu’à quel point le Royaume-Uni est prêt à s’aligner sur des règles de l’UE pour accéder au marché unique. La négociation sur les services financiers en revanche n’aura pas lieu, car ce secteur est exclu d’emblée par les Européens.

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