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Coronavirus: en Suède, les migrants principales victimes de la pandémie

Helsingborg, Suède, le 26 mars : l'armée suédoise en renfort pour installer un centre de soins intensifs destiné aux malades du coronavirus.
Helsingborg, Suède, le 26 mars : l'armée suédoise en renfort pour installer un centre de soins intensifs destiné aux malades du coronavirus. TT News Agency/ Johan Nilsson via REUTERS

La Suède se distingue depuis le début de cette crise sanitaire par une politique unique en Europe. Très peu de mesures contraignantes ont été prises, les autorités faisant confiance à la population pour suivre les consignes d’hygiène et de distanciation sociale. Encore faut-il que tous ceux qui vivent en Suède comprennent ces consignes. Une campagne de communication a donc été lancée en vingt-quatre langues différentes.

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avec notre correspondant à Stockholm, Frédéric Faux

Sur les médias publics suédois, vous pouvez désormais écouter les dernières nouvelles sur le coronavirus en Suédois bien sûr, en anglais, mais aussi en somali ou en kurde.

La Suède a lancé cette campagne de communication pour répondre à un phénomène inquiétant : les populations immigrés sont surreprésentées parmi les victimes du coronavirus. L’association des médecins suédo-somaliens, par exemple, a constaté un proportion importante de personnes d’origine somalienne dans les hôpitaux. Beaucoup de malades sont aussi domiciliés dans les banlieues à fort taux d’immigration autour de Stockholm.

Lors de la crise des réfugiés en 2015, la Suède est l’un des pays qui a accueilli le plus de demandeurs d’asile. Aujourd’hui, près de 20% de sa population est née à l’étranger. Certains de ces immigrés ne maitrisent pas encore la langue suédoise et d’autres, qui ont l’habitude se retrouver en groupe, de se serrer dans les bras, de s’embrasser, n’ont pas adopté les codes culturels des Suédois, beaucoup plus distants.

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En plus des spots radio, l’autorité suédoise de Santé a publié des fiches d’information en 24 langues, des communes ont placardées des affiches multilingues dans les rues, et les communautés se mobilisent aussi… sur les réseaux sociaux.

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