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Coronavirus: l’état du monde face à l’épidémie le vendredi 22 mai

Des habitants d'une favela de Rio de Janeiro portant des masques de protection face à l'épidémie de coronavirus le 22 mai 2020.
Des habitants d'une favela de Rio de Janeiro portant des masques de protection face à l'épidémie de coronavirus le 22 mai 2020. REUTERS/Pilar Olivares

Une partie des pays européens entrevoient l’espoir d’une sortie de crise sanitaire et abordent la difficile gestion de la crise économique. D’autres nations telles que le Brésil et la Russie voient la situation sanitaire s’aggraver de jour en jour.

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  • Les Français voteront le 28 juin

Le Premier ministre françaisÉdouard Philippe a dit « assumer » avec force son choix de faire reprendre sans plus tarder « la vie démocratique ». Le second tour des élections municipales aura donc lieu le 28 juin. Le Conseil scientifique avait estimé possible la tenue du scrutin à cette date malgré des craintes toujours vives d’une reprise de l’épidémie de coronavirus.

Près de 15 jours après le début du déconfinement le bilan est plutôt positif : le nombre d’admission en réanimation est toujours en diminution tout comme le nombre de décès quotidiens. Les autorités appellent cependant à la prudence et jugent qu’il est trop tôt pour en tirer des conclusions.

De son côté, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a lui prévenu ce vendredi 22 mai qu’il fallait s’attendre à ce que la crise sanitaire entraîne « des faillites et des licenciements » en France dans les mois qui viennent. Le gouvernement compte réduire progressivement à partir de juin le dispositif de soutien au chômage partiel qui avait permis d’éviter jusqu’à présent des vagues de licenciements.

  • Les Espagnols dans la rue

La situation est de plus en plus tendue en Espagne. Chaque jour des manifestations à coups de casseroles résonnent dans les grandes villes du pays. Les participants accusent les autorités de bâillonner les libertés individuelles et dénoncent leur incompétence face à une pandémie qui a fait près de 28 000 morts.

Pendant ce temps au Parlement, la division fait loi et le gouvernement minoritaire peine à gérer le confinement ainsi que la crise économique provoquée par la pandémie. Afin de faire valider une cinquième prolongation de l’état d’urgence, le chef du gouvernement socialiste Pedro Sanchez a du négocier le soutien de petits partis régionaux et de la formation centriste Ciudadanos, quitte a s’attirer les foudres des partis qui avaient permis sont investiture en janvier.

  • Climat tendu également en Italie

En Italie cette fois, les disputes se cristallisent autour des aides aux entreprises. Le gouvernement accuse les banques de ne pas agir assez rapidement pour les soutenir alors qu’elles sont fragilisées par le coronavirus. Le gouvernement a mis en place un plan de soutien de l’économie qui prévoit notamment de faciliter l’obtention de prêts afin d’éviter la multiplication de faillites suite à la pandémie. Le pays accélère son confinement mais de nombreux magasins sont restés fermés pour protester contre l’insuffisance et la lenteur des aides financières.

Ce vendredi, 130 décès ont été enregistrés en 24h. Un léger recul par rapport aux bilans quotidiens de ces derniers jours. Depuis le début de l’épidémien, 32 616 personnes sont mortes du coronavirus, le troisième pays le plus endeuillé par le virus après les États-Unis et la Grande-Bretagne. Mais la sécurité sociale italienne estime que le nombre de morts est largement sous-estimé et que près de 20 000 décès pourrait venir alourdir le bilan global de l'épidémie.

  • 351 morts en 24h au Royaume-Uni

L’épidémie de coronavirus a fait 351 morts supplémentaires en l’espace de 24 heures au Royaume-Uni. Le bilan total est ainsi monté à 36 393 morts, annonce du ministère britannique de la Santé.

  • Le Portugal prêt à accueillir des touristes

« Les touristes sont les bienvenus au Portugal », a déclaré ce vendredi le ministre des Affaires étrangères Augusto Santos Silva. Il a également détaillé un dispositif spécial instauré dans les aéroports. Moins affecté que d’autres pays du sud de l’Europe, le Portugal a déjà autorisé la réouverture sous conditions de commerces et de restaurants afin d’attirer les touristes étrangers dont il a besoin pour relancer l’économie.

  • Le virus sous contrôle en République Tchèque

Les autorités tchèques ont déclaré vendredi que la propagation du coronavirus restait sous contrôle près de deux semaines après la réouverture des centres commerciaux, des cinémas et des terrasses de restaurants. « L’assouplissement massif du 11 mai n’a pas affecté la courbe épidémiologique », a déclaré le ministre de la Santé Adam Vojtech. Le 25 mai, les mesures adoptées à la mi-mars seront à nouveau assouplies. Les rassemblements de moins de 300 personnes seront autorisés ainsi que la réouverture des restaurants, piscines et hôtels.

  • Hausse de la mortalité en Russie

La Russie, elle, s’attend à une hausse de la mortalité au mois de mai. Le pays a d’ailleurs enregistré un nombre record de morts en 24h ce vendredi avec 125 décès supplémentaires pour un total de 3 249. Pour l’heure, la mortalité attribuée directement au coronavirus est restée relativement faible dans le pays par rapport à l’Europe ou aux États-Unis. Mais la comparaison est difficile à mener car les chiffres communiqués par les autorités russes comptent uniquement les décès dont la cause première est le coronavirus. Les autres pays englobent généralement la quasi-totalité des morts de patients testés positifs. Le nombre de nouvelles contamination semble lui se stabiliser à au moins 9 000 cas détectés quotidiennement.

  • Brésil, la propagation continue de s’accélérer

Le nombre de mort a doublé en seulement 11 jours au Brésil pour dépasser la barre des 20 000 morts. Le Covid-19 tue proportionnellement plus de jeunes qu’ailleurs dans ce pays de 210 millions d’habitants. Seules 69 % des victimes y avaient plus de 60 ans contre 95 % en Espagne ou en Italie, selon les bilans officiels.

Le Pérou voisin subit également de plein fouet l'onde de choc de l’épidémie. Les hôpitaux de la capitale sont au bord de a rupture. Au Chili, les décès ont augmenté de 29 % en 24h. Les habitants, eux, manifestent quotidiennement pour réclamer des aides alimentaires alors que l’épidémie a fait exploser le chômage et la faim dans les quartiers pauvres.

Un rapport de la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes de l’Organisation internationale du travail dresse un tableau très sombre des conséquences de la crise sanitaires continentale. La pandémie va créer 11,5 millions de chômeurs de plus en Amérique latine en 2020.

  • La Chine victorieuse

La Chine a proclamé ce vendredi sa victoire sur le nouveau coronavirus. Le Premier ministre chinois Li Keqiang s’est félicité ce vendredi de la réussite stratégique majeure dans la réponse des autorités chinoises au Covid-19. Pékin a cependant renoncé à fixer un objectif de croissance pour l’année en cours pour la première fois de son histoire récente.

  • Au Sri Lanka, mariages masqués

Le Sri Lanka a levé ce vendredi l’interdiction des réceptions de mariage dans le cadre de l’assouplissement des restrictions instaurées contre la pandémie de coronavirus. Le port du masque est cependant imposé à tous les convives – mariés compris. Le nombre d’invité est également limité à 100 invités qui ne sont pas autorisés à s’embrasser ou s’étreindre.

  • Les Malaisiens préparent la fête de l’Aïd malgré la pandémie

Alors que la pandémie de coronavirus est de mieux en mieux maîtrisée dans le pays, avec une courbe des cas positifs qui décroît depuis début avril, la célébration de Raya, la fête malaise de l’Aïd, est devenue un sujet compliqué pour le gouvernement, qui ne veut ni brimer la ferveur religieuse des citoyens, ni aggraver l’épidémie. 

Pour tenir cette difficile ligne de crête, le gouvernement a ainsi demandé aux Malaisiens de n’accueillir que 20 membres de la famille par foyer, le premier jour de l’Aïd uniquement, et de s’abstenir de voyager.

Alors que des photos des autoroutes embouteillées du pays circulent déjà, la police a fait savoir qu’elle contrôlerait les plaques d’immatriculations des voitures pour s’assurer que des voyages illégaux entre provinces n’avaient pas lieu, et qu’elle n'hésiterait pas à entrer dans des maisons, si elle constatait qu’un nombre important de véhicules était stationné devant.

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