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Reportage

Kosovo: manifestation à Pristina pour dénoncer la formation du nouveau gouvernement

Des milliers de supporters du parti Vetevendosje se sont rassemblés dans les rues de Pristina pour protester contre la formation du nouveau gouvernement.
Des milliers de supporters du parti Vetevendosje se sont rassemblés dans les rues de Pristina pour protester contre la formation du nouveau gouvernement. REUTERS/Laura Hasani

La colère des Kosovars ne retombe pas, dix jours après la formation du nouveau gouvernement. Les sympathisants du parti Vetevendosje ont manifesté vendredi 12 juin à Pristina pour dénoncer un mépris démocratique. Aux dernières élections, le parti de gauche était devenu la première force politique du pays.

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De notre correspondant à Pristina, Louis Seiller

Au milieu d’une foule compacte où flottent des drapeaux albanais, Gëzima brandit une pancarte : « Je vote, je décide ». Masque sur la bouche, la jeune femme est venue exprimer son opposition au nouveau gouvernement kosovar. « Les gens du Kosovo n’ont pas voté pour ça... Le peuple du Kosovo a voté pour le changement. Et ce nouveau gouvernement là, ce n’est pas le changement », explique-t-elle.

Le 6 octobre dernier, comme Gëzima, Nehide avait elle aussi voté pour le parti de gauche, Vetevendosje. Mais malgré la popularité de son chef, Albin Kurti, la première force politique du pays n’a pas résisté aux pressions, et est retombée dans l’opposition. « Il n’y a pas de démocratie au Kosovo. L’État est capturé... La Cour constitutionnelle, c’est comme si elle n’existait pas. Seuls les plus forts décident... », déplore la jeune femme.

De nouvelles élections, c’est ce que demandent les manifestants. A 46 ans, Uran est venu manifester avec ses enfants. Pour lui, la formation du nouveau gouvernement ne répond pas aux demandes des citoyens, mais plutôt à celles de la communauté internationale. « Le principal changement qu’on veut, c’est d’avoir un gouvernement qui agit pour le peuple. Et pas un gouvernement qui fait seulement ce que veulent les États-Unis, la France, le Royaume-Uni ou l’Allemagne... »

En toile de fond de la crise politique kosovare, la reprise du dialogue avec la Serbie. 21 ans après la fin de la guerre, l’administration de Donald Trump veut obtenir un accord rapide, et un possible échange de territoires est évoqué. Une option officiellement non soutenue par l’Union européenne et largement rejetée par les citoyens du Kosovo.
 

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