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Royaume-Uni: le plan «rooseveltien» de Boris Johnson pour relancer l'économie

Le Premier ministre britannique Boris Johnson sort de Downing Street à Londres, le 24 juin 2020.
Le Premier ministre britannique Boris Johnson sort de Downing Street à Londres, le 24 juin 2020. REUTERS/John Sibley

À quelques jours d’un déconfinement majeur en Angleterre et après avoir été très critiqué pour sa gestion de la pandémie, le Premier ministre britannique a annoncé ce mardi un plan « rooseveltien » de construction pour relancer l’économie. Le confinement strict imposé tout le mois d'avril s'est traduit par un effondrement de 20,4% du produit intérieur brut, un record historique.

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Jamais à court de comparaisons emphatiques avec de grandes figures historiques, Boris Johnson a promis un « New Deal » proprement « rooseveltien » au Royaume-Uni rapporte la correspondante de RFI à Londres, Muriel Delcroix. 

« Nous allons reconstruire en mieux, en plus vert et plus rapidement », a proclamé le Premier ministre qui veut accélérer la construction d’écoles, d’hôpitaux, de routes et même de prisons et tente ainsi de remettre en avant sa promesse de campagne de gommer les inégalités régionales au Royaume-Uni. « Cela ressemble à un New Deal (...) parce que c'est ce que l'époque exige: un gouvernement puissant et déterminé qui met ses bras protecteurs autour du peuple en temps de crise », a-t-il déclaré. Boris Johnson a refusé tout retour à l'austérité, estimant que « le monde a changé depuis 2008". "Je ne suis pas un communiste mais je pense que c'est aussi le travail du gouvernement de créer les conditions nécessaires à l'économie de marché », a-t-il assuré.

Néanmoins les quelque 5 milliards d’euros que le gouvernement compte injecter dans des projets d’infrastructure sont très très loin d’égaler la « Nouvelle donne » du président américain Roosevelt qui avait permis de relancer l’économie des États-Unis après la Grande Dépression des années 1930. 

Surtout, ce plan n’est ni plus ni moins qu’une redite de ce que Boris Johnson avait déjà annoncé quand il est arrivé au pouvoir. Mais le dirigeant est confronté, avec la crise sanitaire, à une récession rampante qui menace de frapper de plein fouet le pays dans les mois à venir et il cherche à montrer qu’il entend protéger la population, alors que neuf millions de salariés sont actuellement soutenus financièrement par le gouvernement.

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