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Ukraine, Russie, France, François Hollande, Vladimir Poutine

Hollande à Poutine: «Nous devons trouver des solutions ensemble»

François Hollande et Vladimir Poutine ont discuté de l'Ukraine samedi 6 décembre à l'aéroport moscovite de Vnoukovo.
François Hollande et Vladimir Poutine ont discuté de l'Ukraine samedi 6 décembre à l'aéroport moscovite de Vnoukovo. REUTERS/Maxim Zmeyev

François Hollande et Vladimir Poutine ont discuté de l'Ukraine samedi 6 décembre à l'aéroport moscovite de Vnoukovo, lors d'une escale imprévue du président français de retour d'un voyage au Kazakhstan. Les deux hommes ont affiché une volonté de trouver ensemble des solutions à la crise ukrainienne. Néanmoins, après la rencontre, Vladimir Poutine a indiqué espérer que la Russie soit remboursée si la France ne livre pas les navires de guerre Mistral.

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« Nous devons éviter qu'il y ait d'autres murs qui viennent (nous) séparer. A un moment, il faut être aussi capable de dépasser les obstacles et trouver les solutions », a expliqué samedi 6 décembre le président français François Hollande à son homologue russe Vladimir Poutine.

La rencontre entre les deux présidents avait été décidée la veille, sur une initiative française. Elle intervient peu après l'annonce par le président ukrainien Petro Porochenko de nouvelles négociations de paix sur l'Ukraine à Minsk et au moment où l'homme fort du Kremlin est plus isolé que jamais sur la scène internationale, boudé par les dirigeants occidentaux qui l'accusent de mettre de l'huile sur le feu dans un conflit qui a fait plus de 4.300 morts en huit mois.

La Russie affirme soutenir l'intégrité territoriale de l'Ukraine

« Nous devons trouver des solutions ensemble. Il y a un moment, des périodes, où il faut saisir des occasions. Nous en sommes arrivés là », a déclaré le chef de l'Etat français, premier dirigeant occidental à se rendre à Moscou depuis le début de la crise ukrainienne. « Aujourd'hui, je voulais, avec le président Poutine, envoyer un message qui est celui de la désescalade et aujourd'hui elle est possible », a expliqué François Hollande qui avait déjà appelé à la « désescalade » lors de sa visite officielle au Kazakhstan, ainsi que le rapporte notre envoyée spéciale à Moscou, Anissa el-Jabri.

Le président français a annoncé un cessez-le-feu dans l’est de l’Ukraine d’ici un jour ou deux et a insisté sur les autres points de l’accord de Minsk : un cessez-le-feu vraiment effectif, un échange de prisonniers et le respect de l’intégrité territoriale de l’Ukraine. « Toutes ces conditions doivent être respectées », a-t-il déclaré à l'issue de la rencontre, qui s'est déroulée dans une ambiance relativement détendue.

De son côté, le président russe a salué « une vraie visite de travail, (qui) va donner aussi des résultats et des avancées ». L'homme fort du Kremlin a également affirmé que la Russie soutenait l'intégrité territoriale de l'Ukraine et a dit espérer « une amélioration dans un avenir proche » de la situation dans l'est ukrainien. « La France et la Russie sont pour une fin immédiate du bain de sang », a déclaré Vladimir Poutine au terme des deux heures d'entretien, saluant un « échange très constructif ».

Le Kremlin espère un remboursement en cas de non-livraison des Mistral

Après cette rencontre cependant, Vladimir Poutine a indiqué espérer que la Russie soit remboursée si la France ne livre pas les navires de guerre Mistral. « Nous n'avons même pas évoqué le sujet, a déclaré l'homme fort du Kremlin à des journalistes. Il y a un contrat, nous partons du principe qu'il sera respecté, sinon nous espérons qu'on nous rendra l'argent que nous avons payé. »

François Hollande avait ainsi annoncé le 25 novembre le report « jusqu'à nouvel ordre » de la livraison du premier Mistral, considérant « que la situation actuelle dans l'est de l'Ukraine » ne permettait toujours pas cette livraison. Le Vladivostok devait initialement être remis à Moscou mi-novembre, dans le cadre d'un contrat de 1,2 milliard d'euros entre la Russie et le constructeur naval français DCNS, conclu en juin 2011 sous l'ancien président français Nicolas Sarkozy.

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