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Brexit

Nouvel accord de Brexit conclu entre l'UE et le Royaume-Uni

Michel Barnier, le chef des négociateurs du Brexit, a salué un accord «juste et raisonnable» sur la sortie du Royaume-Uni, ce jeudi à Bruxelles.
Michel Barnier, le chef des négociateurs du Brexit, a salué un accord «juste et raisonnable» sur la sortie du Royaume-Uni, ce jeudi à Bruxelles. REUTERS/Francois Lenoir

Un nouvel accord de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne a été trouvé ce jeudi, juste avant un sommet européen crucial.

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C'est sur le compte Twitter du président de la Commission européenne que l'annonce d'un accord de Brexit a été faite. Un accord obtenu à l'arraché et qualifié de « juste et équilibré » par Jean-Claude Juncker pourrait entrer en vigueur dès le 1er novembre 2019. Le point de blocage autour de la frontière irlandaise est surmonté, il n’y aura pas de frontière physique entre la République d’Irlande qui fait partie de l’Union européenne et l’Irlande du Nord qui sera dans l’Union douanière britannique, l’Irlande du Nord restant le point d’entrée du marché unique européen. Les biens à destination de l’Irlande du Nord seront contrôlés dans les ports par les autorités britanniques, a-t-il dit.

Le texte va maintenant être soumis aux chefs d’État et de gouvernement qui tiendront leur première session de travail à Bruxelles dans le courant de l'après-midi. Ils devraient donner leur feu vert aux recommandations de Michel Barnier. Ce dernier dit ne pas attendre de surprise, pour cette étape en tout cas.

« Nous avons obtenu [...] un résultat juste et raisonnable qui correspond à nos principes », a déclaré en écho le chef des négociateurs de l'UE, Michel Barnier, ajoutant que le texte permettait « d'apporter de la sécurité juridique, de la certitude partout où le Brexit crée, comme toute séparation, de l'incertitude ».

Un accord juste et raisonnable...

Selon Michel Barnier, le Premier ministre britannique, pendant sa conversation téléphonique avec le président de la Commission européenne, s'est montré confiant dans sa capacité à obtenir le soutien de son Parlement. Boris Johnson a d'ailleurs évoqué un « excellent nouvel accord ».

« Le Parlement doit maintenant organiser le Brexit samedi afin que nous puissions passer à d'autres priorités telles que le coût de la vie, le système de santé, les crimes violents et notre environnement », a-t-il déclaré sur Twitter.

Premières oppositions au Royaume-Uni

Une session extraordinaire est d'ores et déjà convoquée au Parlement britannique, samedi 19 octobre. Et les choses s'annoncent encore compliquées. Le DUP reste opposé à l'accord conclu ce jeudi . Les 10 voix du parti nord-irlandais avaient déjà manqué à Theresa May lors du texte négocié en mars dernier. Et le chef de l'opposition travailliste a déjà appelé les députés à « rejeter » l'accord.

 ► À lire aussi : Brexit: les Nord-Irlandais du DUP sapent l'enthousiasme de Boris Johnson

Des annonces qui ont sûrement poussé les responsables européens à tempérer leur enthousiasme. Le président français Emmanuel Macron s'est ainsi dit jeudi « raisonnablement confiant » quant à une ratification de l'accord par les parlementaires britanniques. 

En cas de nouveau rejet se poserait la question d’une potentielle extension. Ce samedi 19 octobre, c’est aussi la dernière limite pour la demander.

La solution trouvée ce 17 octobre ne fait pas rêver les Londoniens. Steven, un élégant homme d’affaires britannique déteste Boris Johnson. Il ne veut pas de son accord et encore moins d’une sortie sans accord. « Il faut distinguer la propagande de la réalité, déclare-t-il. Le gouvernement fait croire qu’il y a un accord mais il n’est probablement pas meilleur que ceux qui ont déjà rejeté. Quoi que dise Boris, il doit être approuvé par le Parlement et il sera bloqué donc ce sera plutôt un nouveau délai ».

Le gouvernement fait croire qu’il y a un accord mais il n’est probablement pas meilleur que ceux qui ont déjà rejeté.

Tous les scénarios sont encore possibles mais les milieux d'affaires et les milieux financiers sont vent debout contre un « no-deal » et cet accord est loin de les satisfaire.

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