Accéder au contenu principal
France/ Politique

Michèle Alliot-Marie conserve le soutien de l'Elysée

Nicolas Sarkozy et Michèle Alliot-Marie au palais de l'Elysée.
Nicolas Sarkozy et Michèle Alliot-Marie au palais de l'Elysée. REUTERS/Philippe Wojazer

Vivement mise en cause par l'opposition pour ses vacances tunisiennes, Michèle Alliot-Marie s'est vue le 16 février renouveler le plein soutien de Nicolas Sarkozy. Le président n'entend pas lâcher sa ministre des Affaires étrangères en pleine tourmente, au risque de brouiller un peu plus son action.

Publicité

Pas question d'offrir à la gauche la tête de la numéro 3 du gouvernement. Nicolas Sarkozy en a fait une règle intangible : ne jamais agir à chaud, ne jamais céder sous la pression de ses adversaires. Comme ce fut le cas l'an passé avec Eric Woerth en pleine tourmente dans l'affaire Bettencourt, le président a ainsi choisi, le 16 février, de renouveler son plein soutien à Michèle Alliot-Marie et de le faire de manière appuyée. Du quasi- jamais vu, en lui faisant passer un petit message manuscrit en plein Conseil des ministres.

Déjà sauvée in extremis la semaine passée par la révélation des vacances égyptiennes du chef du gouvernement, François Fillon, MAM restera donc au Quai d'Orsay grâce cette fois au tir de barrage de l'opposition. Un sauvetage qui n'est cependant pas sans risque pour Nicolas Sarkozy, même si la chiraquienne Alliot-Marie reste sans doute -au sein de la majorité- un soutien de poids pour la future campagne de 2012.

Michèle Alliot-Marie est désormais une responsable de la diplomatie affaiblie, sans grand crédit ni voix. Cela tombe au plus mal pour Nicolas Sarkozy déjà engagé dans un véritable bras de fer diplomatique avec le Mexique, et alors qu'il escomptait tirer partie de sa double présidence du G20 et du G8 pour marquer des points sur la scène nationale.


MAM boycottée par l'ambassadeur du Mexique

L'ambassadeur du Mexique à Paris, Carlos de Icaza, a quitté mercredi soir la tribune d'honneur du Sénat pour protester contre l'évocation du sort de Florence Cassez par Michèle Alliot-Marie. La ministre des Affaires étrangères intervenait à l'occasion d'une session du Sénat consacrée à une proposition de résolution visant à instaurer une journée de l'Amérique latine et des Caraïbes, le 31 mai.
 

Le Mexique ne peut pas accepter que des affaires juridiques se mêlent de nouveau et à chaque moment à d'autres occasions.

NewsletterAvec la Newsletter Quotidienne, retrouvez les infos à la une directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.