Accéder au contenu principal
France/ Politique

Michèle Alliot-Marie sur le départ ?

Michèle Alliot-Marie, le 18 février 2011 à Paris.
Michèle Alliot-Marie, le 18 février 2011 à Paris. (Reuters/Gonzalo Fuentes)

Michèle Alliot-Marie peut-elle rester en poste alors qu'elle n'en finit pas d'être mise en cause après ses vacances en Tunisie de décembre dernier, juste avant la chute du régime de l'ex-président Ben Ali ? La ministre des Affaires étrangères qui a rencontré Nicolas Sarkozy jeudi 24 février 2011, est intervenue vendredi 25 au matin pour affirmer sa détermination à continuer sa tâche. Mais la rumeur sur son départ imminent du Quai d’Orsay persiste.

Publicité

Michèle Alliot-Marie n'a rien dit à l'issue de son entretien avec le président de la République, mais elle s'est exprimée le lendemain. Fidèle à sa stratégie de communication depuis le début de la crise provoquée par ses vacances tunisiennes et ses bourdes successives durant la polémique qui a suivi, la ministre des Affaires étrangères a écarté l’hypothèse d’une démission. Elle a ainsi affirmé : « Ma devise c'est bien faire et laisser dire... Moi, les rumeurs ne m'intéressent pas. Encore une fois, je suis dans mon travail au Quai d’Orsay, il y a beaucoup de choses à faire, il se passe des tas de choses dans le monde. Et c’est de ma responsabilité effectivement de tenir la maison, d’essayer d’améliorer la situation ».

Michèle Alliot-Marie a beau continuer à faire comme si de rien n'était, sa position semble tout de même très difficile à tenir. L’opposition réclame sa démission depuis des semaines. Le socialiste Laurent Fabius a notamment affirmé : « Ça ne peut plus durer, c’est la réputation même de la France qui est en cause. Cette ministre ne peut plus s'exprimer ». Dans la majorité, les critiques se font aussi de plus en plus sévères. L’hypothèse d’un départ de la ministre des Affaires étrangères est évoquée sans détour par certains députés UMP. Christian Estrosi a, par exemple, estimé : « Si remaniement il doit y avoir, je donne un conseil : il doit avoir lieu vite ». Même Alain Juppé, le ministre de la Défense, qui est d’ailleurs un successeur potentiel de Michèle Alliot-Marie aux Affaires étrangères, a reconnu qu’elle avait commis des « maladresses ». Ces déclarations entretiennent la rumeur d'un remaniement rapide.

Exfiltrer MAM rapidement ?

Nicolas Sarkozy pourrait, dit-on, ne pas attendre la prochaine échéance électorale, celle des cantonales de mars, qui offrait pourtant une fenêtre pour exfiltrer en douceur une ministre des Affaires étrangères en perte de crédibilité en procédant en même temps à quelques autres ajustements. Certains évoquent désormais les prochains jours, voire les prochaines heures.

Remaniement express ou pas ? La décision est entre les mains de Nicolas Sarkozy qui rentre vendredi soir de Turquie et pourrait trancher pour mettre fin à la crise qui fragilise sa ministre des Affaires étrangères. Au-delà de la pression intérieure, le calendrier international chargé dans les prochaines semaines pourrait aussi inciter le président de la République à la remplacer. La France préside, en effet, le G8 et le G20 et une grande réunion des ministres des Affaires étrangères est prévue mi-mars. Avec ou sans Michèle Alliot-Marie ? Encore un week-end de suspense en perspective pour connaître la réponse à cette question.

 

NewsletterAvec la Newsletter Quotidienne, retrouvez les infos à la une directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.