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France / Environnement

En France, la ministre de l’Ecologie fera fermer les plages souillées d'algues vertes

En Bretagne, à Saint Michel-en-Grève, des employés municipaux ramassent les algues vertes qui envahissent les plages.
En Bretagne, à Saint Michel-en-Grève, des employés municipaux ramassent les algues vertes qui envahissent les plages. REUTERS/Stephane Mahe

Nathalie Kosciusko-Morizet, la ministre de l’Ecologie a ordonné, mardi 9 août 2011, la fermeture effective de toutes les plages où les algues vertes ne peuvent être ramassées chaque 24 heures. Des sangliers ayant inhalé du gaz toxique émanant de ces algues ont été retrouvés morts fin juillet en Bretagne.

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Les écologistes et les scientifiques réclamaient l’application d’une mesure d’urgence. C’est désormais chose faite. En marge d’un déplacement à Arromanches-les-Bains dans le Calvados, mardi 9 août 2011, Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Environnement, a ordonné la fermeture effective des plages.

« La priorité dans ce contexte, c’est l’application des mesures de protection. Aucune plage où les algues vertes ne peuvent être ramassées toutes les 24 heures ne doit être fréquentée », a déclaré la ministre de l’Ecologie. « C’était la norme. C’est une exigence que j’ai réaffirmée de manière très stricte…», a-t-elle ajouté.

Un gaz hautement toxique

Cette décision intervient après la publication dans la nuit de vendredi au samedi 6 août 2011 des résultats complets des analyses effectuées sur six des trente-six sangliers retrouvés morts à Morieux, dans les Côtes d’Armor. Ces résultats attestent que ces décès étaient bien liés à la présence à forte dose, d’un gaz hautement toxique produit par les algues en putréfaction.

 Nathalie Kosciusko-Morizet pointe la responsabilité de l’agriculture dans cet état de fait : « L'agriculture a une part importante dans les nitrates qui sont produits en Bretagne et qui se retrouvent dans les rivières ». Mais, précise-t-elle, « il faut du temps pour modifier un système de production qui existe depuis des décennies ».

La ministre de l’Ecologie n’a pas détaillé ni le nombre, ni la localisation des plages susceptibles d’être visées par une fermeture. Toutefois, des spécialistes avancent le chiffre d’ « une cinquantaine de plages concernées ».

La ministre a par ailleurs plaidé pour la mise en place rapide du Plan algues vertes. Un plan adopté en 2010 par l’Etat après la mort d’un cheval et d’un convoyeur en 2009. Il prévoit notamment le ramassage systématique des algues.
 

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