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France/Politique

La traque aux fraudes sociales, cheval de bataille de Sarkozy pour 2012

Nicolas Sarkozy en déplacement à Bordeaux ce mardi 15 novembre 2011, a annoncé des mesures pour lutter contre la fraude sociale.
Nicolas Sarkozy en déplacement à Bordeaux ce mardi 15 novembre 2011, a annoncé des mesures pour lutter contre la fraude sociale.

En déplacement ce mardi 15 novembre 2011 à Bordeaux sur le thème de la protection sociale, Nicolas Sarkozy a comme prévu abordé le thème de la fraude sociale, qui devrait être l'un des thèmes majeurs de la campagne présidentielle de 2012. Le président de la République, dont la candidature à sa propre succession est chaque jour plus évidente sans être déclarée, a accusé les fraudeurs de miner les « fondements même de la République sociale » voulue au sortir de la résistance en 1945.

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« Frauder, que dis-je, voler la sécurité sociale, c'est trahir la confiance de tous les Français et c'est porter un coup terrible à la belle idée, nécessaire, de solidarité nationale ». Nicolas Sarkozy était attendu sur le terrain de la fraude sociale et il a été exact au rendez-vous. A Bordeaux, il vient de visiter la caisse d'allocations familiales du département la Gironde et plus précisément le service de contrôle et de versement des prestations quand il s'exprime dans un hangar aménagé au bord du fleuve.

Un sujet qui monte

Le thème de la fraude sociale est un classique des discours de Nicolas Sarkozy depuis

La fraude sociale tout compris, c'est un millième des dépenses sociales de notre pays. On cherche à faire des malades des boucs émissaires.

Traque aux fraudes sociales : les réactions

2007. Il a été repris ces dernières semaines par le ministre du Travail et de la Santé, Xavier Bertrand, qui l'estime à 4 milliards d'euros et qui a insisté ces derniers jours sur les arrêts maladie abusifs. C'est aussi l'un des thèmes de prédilection de la droite populaire, l'aile dure de l'UMP, de plus en plus influente. Il faut dire que la pression venue de l’extrême-droite est forte. Marine Le Pen en a fait aussi l'un de ses chevaux de bataille pour 2012. La présidente du Front national qui estime cette fraude à 20 milliards d'euros par an, et qu'elle lie à une explosion de l'immigration, se fait fort de réduire ce chiffre de 75%.

Elle se base sur un rapport parlementaire réalisé par le député UMP Dominique Tian. En réalité, il est expliqué dans le rapport que la fraude aux prestations sociales représente de 2 à 3 milliards d'euros, tandis que la fraude aux cotisations sociales est estimée de 8 à 15,8 milliards. C'est la raison pour laquelle la gauche et notamment le Parti socialiste y voit une « lutte contre les pauvres » et reproche au gouvernement son échec à lutter contre une fraude fiscale encore plus coûteuse pour les finances publiques.

Un discours, pas de mesures

Nicolas Sarkozy n'est toujours pas officiellement en campagne pour sa propre succession, mais il a défendu son bilan. Il s'est présenté, face à ceux qui lui reprochent le contraire, comme le meilleur protecteur du modèle social issu du Conseil national de la Résistance (CNR) mis en place en 1945, « qui fait aujourd'hui partie de l'identité de la nation ». Il est revenu ainsi à plusieurs reprises sur la réforme des retraites, qui a permis selon lui de sauver un « acquis social majeur » de ce modèle. « Ceux qui ont trahi le Conseil national de la Résistance, ce sont ceux qui depuis des décennies ont refusé toute réforme par lâcheté politique ou par opportunisme », a-t-il dit.

Nicolas Sarkozy

Malgré ce discours consacré à cette question de la fraude, le président de la République n'a pas annoncé de nouvelles mesures dans ce domaine. Les annonces concernent plutôt des dossiers connexes. Il a confirmé que l'obligation de travailler pour les bénéficiaires du RSA (revenu de solidarité active), une idée du courant de la droite sociale de Laurent Wauquiez qui avait fait polémique, serait expérimentée. Et il a annoncé la création avant la fin de l'année d'un haut conseil au financement de la Sécurité sociale, auquel les partenaires sociaux seront associés. L'objectif est de réfléchir « avec de la sérénité, du sérieux et de l'objectivité » à des questions comme l'élargissement des ressources de la sécurité sociale à d'autres impôts.

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