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France

François Hollande, déjà cent jours à l'Elysée

Le président François Hollande prononce son discours d'investiture au palais de l'Elysée, le 15 mai 2012.
Le président François Hollande prononce son discours d'investiture au palais de l'Elysée, le 15 mai 2012. Reuters / Bertrand Langlois

Cela fait tout juste cent jours, ce mardi 14 août 2012, que François Hollande est président de la République française. C'est donc l'heure de faire un premier bilan des actions du chef de l'Etat à la veille d'une rentrée qui s'annonce bien difficile avec une multitude de plans sociaux, un chômage record, une récession bien menaçante et la crise syrienne. De nombreux engagements ont cependant été tenus car le chef de l'Etat et le gouvernement ont souhaité très rapidement tourner la page des années Sarkozy.

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François Hollande a été élu sur le thème du changement. Un changement radical même avec son prédécesseur Nicolas Sarkozy, sur le fond et sur la forme.

Le chef de l'Etat et le gouvernement ont voulu très rapidement tourner la page Sarkozy : abrogation de la TVA sociale avant même son entrée en vigueur, suppression de la défiscalisation des heures supplémentaires, retour au barème initial de l'impôt sur la fortune.

Beaucoup d'engagements ont été tenus par de simples décrets comme la baisse des salaires des patrons d'entreprises publiques, la hausse de l'allocation de rentrée scolaire, la revalorisation du Smic, la retraite à 60 ans pour les carrières longues ou l'encadrement des loyers. Il y a eu aussi au cours de ces 100 jours la décision du Conseil constitutionnel de ne pas obliger François Hollande à modifier la Constitution pour intégrer la règle d'or.

Maintenant, la rentrée du chef de l'Etat « normal » s'annonce très délicate avec une multitude de plans sociaux, un chômage record, une récession menaçante et la crise syrienne.

Pour les 100 jours, un think tank (cercle de réflexion) de gauche fait entendre sa voix avec 100 propositions concrètes. Les membres de Cartes sur table, c'est son nom, souhaitent mettre en avant ce qui pourrait passer pour des mesurettes mais qui pourrait permettre d'améliorer le quotidien des Français.

La porte-parole de ce cercle de réflexions parle de propositions « tweetables ». Comprenez : des mesures très courtes dans l'énoncé - 140 caractères maximum - et très concrètes. L'objectif de toutes ces propositions, c'est de dire : au milieu des enjeux internationaux, attention de ne pas oublier les problématiques qui touchent tous les Français, et notamment pour ce qui est de la jeunesse.

« C’est des choses qu’on a essayé de mettre en avant. Ça tient beaucoup à la composition des think tank qu’on ait des jeunes de 25 à 35 ans. Donc c’est vrai que ce sont des problématiques dont on est proches. Mais c’est aussi parce que c’est essentiel de pouvoir travailler sur la jeunesse et d’apporter des solutions réelles. Pour nous, c’est primordial de revaloriser les baccalauréats littéraires et économiques. Pour les étudiants, on propose des stages obligatoires dès la licence pour que les étudiants puissent se familiariser au monde de l’entreprise et pour que les étudiants n’aient pas ensuite besoin, par exemple, de piston pour s’intégrer dans les entreprises », explique Agathe Cagé, cofondatrice du think tank Cartes sur table.

Et dans ce contexte de forte contrainte budgétaire, les membres de Cartes sur table l'assurent, la moitié des mesures ne coûteront pas un euro à l'Etat. Mieux, selon eux, sept propositions permettront de dégager plus de 30 milliards d'euros.

 

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