Accéder au contenu principal
France / Nucléaire

La France s'oriente vers une levée du secret-défense sur les essais nucléaires

Essai nucléaire français à Reggane (sud algérien), le 25 décembre 1961. C'est là que fut expérimentée la première bombe atomique française.
Essai nucléaire français à Reggane (sud algérien), le 25 décembre 1961. C'est là que fut expérimentée la première bombe atomique française. AFP PHOTO

La France s'oriente vers une levée du secret-défense sur les essais nucléaires. La commission de la Défense nationale vient de rendre un avis favorable à la déclassification de documents sensibles sur le sujet. Ce que l'Association des vétérans des essais nucléaires français (Aven) réclame depuis de nombreuses années.

Publicité

Une fois étudiées, ces données devraient permettre de mieux déterminer quelles ont été les conséquences des essais en Polynésie.

Jean-Paul Teissonnière, avocat des victimes des essais nucléaires

Pour les vétérans des expérimentations nucléaires françaises, la déclassification des documents relatifs aux essais nucléaires annoncée par la commission consultative du secret de la Défense nationale est une très bonne nouvelle. Cette décision pourrait avoir d'importantes conséquences sur l'enquête menée depuis 2004 par le pôle Santé publique du tribunal de Paris.

Il s'agit d'une enquête ouverte pour homicide involontaire, atteinte à l'intégrité physique et administration de substances nuisibles. En effet, de 1960 à 1996, d'abord au Sahara puis en Polynésie, pas moins de 150 000 personnes, civiles et militaires ont assisté à des essais nucléaires sans aucune protection particulière.

Nombre d'entre eux ont depuis développés des cancers et beaucoup sont morts. Mais, sans documents techniques, difficile pour l'association des vétérans d'accuser les essais nucléaires d'avoir provoqué ces maladies.

C'est pourquoi cette déclassification s'avère déterminante : il s'agit de documents recensant les mesures de radiologie des tirs nucléaires. Jusqu'à présent les autorités s'étaient toujours opposé à la levée du secret-défense sur ces 58 pages de documentation ultra sensible.

Reste que certains documents demeureront confidentiels : la commission consultative a recommandé de conserver le secret sur notamment, les premiers essais de la bombe à hydrogène française (la bombe H).

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.