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66e Festival de Cannes

Claude Lanzmann présente «Le dernier des injustes»

Présenté hors compétition au Festival de Cannes, le documentaire «Le dernier des injustes» exploite pour la première fois le long témoignage recueilli par Claude Lanzmann, en 1975 à Rome, du dernier président du conseil juif du ghetto de Terezin.
Présenté hors compétition au Festival de Cannes, le documentaire «Le dernier des injustes» exploite pour la première fois le long témoignage recueilli par Claude Lanzmann, en 1975 à Rome, du dernier président du conseil juif du ghetto de Terezin. Le Pacte

Ce 19 mai, l’auteur de Shoa fait plonger les festivaliers de Cannes dans l'horreur nazie avec Le dernier des injustes. Un documentaire très attendu qui sera aussi regardé par la compagne du président François Hollande, Valérie Trierweiler, invitée de Gilles Jacob. Le film évoque l'histoire du « ghetto modèle » de Terezin, près de Prague. Présenté hors compétition, le documentaire exploite pour la première fois le long témoignage recueilli par Claude Lanzmann, en 1975 à Rome, de Benjamin Murmelstein, dernier président du conseil juif du ghetto de Terezin, ou dernier « doyen des juifs », selon la terminologie nazie.

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Le Dernier des injustes retrace le parcours du rabbin Benjamin Murmelstein au camp de Terezin, en Tchécoslovaquie, pendant la Seconde Guerre mondiale. Ce personnage exceptionnel fut le doyen des juifs du ghetto de Vienne puis de Terezin qui, pendant la guerre, fut obligé de négocier au quotidien avec les nazis, et notamment avec Adolf Eichmann.

Accusé de collaboration, Murmelstein fut arrêté en 1945, envoyé en prison par les Alliés, puis s’exila à Rome. C’est là que Claude Lanzmann l’a rencontré, en 1975, sur le tournage de Shoah. Ces images, jamais encore utilisées, rendent hommage à la force, au courage, à l’incroyable intelligence de cet homme qui se compare à Shéhérazade racontant jour après jour un nouveau conte, faisant semblant d’être la marionnette des nazis pour sauver sa communauté.

Dans le documentaire, Lanzmann n’hésite pas à se mettre en scène, seul, sur les vestiges du ghetto, ces lieux qui furent, dit-il, « un sommet de la cruauté et de la perversion nazie ». Il confronte ces images de 2013 aux archives de la guerre et au témoignage de Murmelstein. Nul doute que pour le cinéaste, ce film est une forme de réparation, d’hommage rendu à un homme au destin hors norme.

Cliquer pour le dossier spécial Cannes 2013

 

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