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France-Transports

France: les tuk-tuks veulent leur part du pavé parisien

Un policier procède à un contrôle auprès d'un chauffeur de tuk-tuk devant la Tour Eiffel.
Un policier procède à un contrôle auprès d'un chauffeur de tuk-tuk devant la Tour Eiffel. AFP PHOTO / MIGUEL MEDINA

Apparus en 2011 dans les rues de Paris, les tuk-tuks, ces tricycles à moteur très courants en Asie du Sud-Est, se sont multipliés et ont subi cet été les foudres des forces de l'ordre. Faute de réglementation adaptée, ils exercent souvent dans l’illégalité et font une concurrence jugée déloyale par les chauffeurs de taxis.

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C’est un phénomène nouveau qui prend de l’ampleur à Paris ainsi que sur la Côte d’Azur : l’émergence des tuk-tuks dans les zones touristiques. Très populaires en Asie du Sud-Est, où ils font partie du paysage urbain, ces tricycles motorisés permettant de transporter jusqu’à trois personnes ont fait leur apparition dans la capitale française il y a deux ans. D’une dizaine en 2011, ils sont désormais plus d’une cinquantaine à arpenter les artères les plus courues par les touristes autour du Louvre, de la Tour Eiffel et des Champs-Elysées.

Assimilés aux motos-taxis

L’été venu, c’est un mode de déplacement agréable, car à l’air libre. Il permet en outre au visiteur de personnaliser son parcours à moindre frais qu’en taxi et au rythme qu’il lui convient. Problème : la règlementation demeure assez floue en France concernant les tuk-tuks. Face à un type de véhicule jusqu’alors absent de la circulation, la préfecture de police a décidé d’appliquer aux tuk-tuks la même législation qu’aux motos-taxis, un mode de transport devenu courant en région parisienne qui ne peut opérer que sur réservation préalable de la part du client, par téléphone ou internet.

Réglementairement, les tuk-tuks ne peuvent donc pas stationner sur la voie publique pour attendre et charger des touristes, une obligation qu’ils enfreignent pourtant de façon systématique, provoquant au passage l’exaspération des taxis qui se plaignent de concurrence déloyale. Agacés, les policiers ont mené plusieurs opérations ciblées contre les tuk-tuks durant l'été.

Outre la prise en charge illégale de clients, les infractions relevées furent nombreuses : exercice illégal d’activité de taxi, travail dissimulé, permis de conduire non valide et même conduite sous l’emprise de stupéfiants. « Nous voulons être mis au même rang que les bus touristiques à deux étages, les bateaux mouches et les petits trains » revendique Benjamin Maarek, gérant de la société Allo-Tuktuk, interrogé par l’AFP.

La crainte de l’accident

Possédant visiblement un temps d’avance sur ses concurrents, ce dernier propose des tours thématiques (Paris la nuit, quartier de la mode, vieux Paris etc.) dans des tuks-tuks électriques pouvant accueillir jusqu’à quatre passagers, sur réservation. C’est peut-être la solution la mieux adaptée, même si les autorités restent dubitatives sur la sécurité de ce mode transport sur le macadam parisien.

« Il n’y a aucune réglementation en ce qui concerne le transport avec cycles, il y a un vide juridique », explique le major Baulard, patron de la police des taxis. Avec l’apparition des tuk-tuks et aussi la multiplication des vélos-taxis, il redoute un « grave accident de la circulation » dans une cité où les différents types de véhicules ont de plus en plus de mal à cohabiter.

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