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France

France: une femme soupçonnée de lien avec al-Qaïda arrêtée à Paris

Siège de la DCRI à Levallois-Perret, en région parisienne.
Siège de la DCRI à Levallois-Perret, en région parisienne. AFP

À Paris, une femme a été interpellée ce mardi 1er octobre par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), dans un appartement d'une cité du quartier de Belleville, dans le nord de la capitale (XXe). Elle est soupçonnée d'avoir voulu entrer en contact avec des représentants d'al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa). Ces derniers mois, le parquet antiterroriste multiplie les enquêtes préliminaires dès que des soupçons apparaissent.

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La doctrine tient en trois mots: frappes judiciaires préventives. Une doctrine élaborée par les juges antiterroristes de la galerie Saint-Eloi à Paris.

Et pour en comprendre le sens et la portée, il faut remonter quelques mois en arrière. Le 22 mars 2012, le Raid donne l’assaut dans l’appartement de Mohamed Merah, le tueur au scooter, l’assassin de militaires d’abord, d’enfants juifs ensuite. Le terrorisme a désormais un nouveau visage. Les loups solitaires du terrorisme ont fait leur apparition.

Et les services antirerroristes semblent complètement dépourvus face à cette nouvelle menace. Eux qui étaient passés maîtres dans l'identification des réseaux terroristes peinent à prévenir les actions de jeunes souvent bien intégrés, mais qui dans le plus grand secret s'autofanatisent.

Cette nouvelle doctrine a donc fini par s'imposer, quitte pour la justice à agir très en amont. L'arrestation à Paris de cette jeune fille qui lisait Inspire, un magazine en ligne publié par la branche d'al-Qaïda basée au Yémen, en est la parfaite illustration.

Les lourdes condamnations à de la prison ferme prononcées lundi dans le procès d'un groupe français de volontaires pour le jihad, mais qui n'avaient pas pu passer à l'acte, sont tout aussi révélatrices. Désormais, en matière de terrorisme, on condamne les gens non pas pour ce qu'ils ont fait, mais pour ce qu'ils pourraient faire.

« Inspire and inspire the believers ». Ce sont les croyants que cette revue veut inspirer. Comprenez les croyants musulmans qui doivent lutter, dans la vision d'al-Qaïda, contre la suprématie occidentale. Une lutte que l'organisation souhaite mener de l'intérieur en touchant donc des musulmans occidentaux avec cette revue en anglais.

Inspire cherche d'abord à convaincre de potentiels combattants. Elle justifie – de son point de vue – le bien-fondé du jihad, la guerre sainte, fait l'apologie des attentats du 11-Septembre.

Guide pratique de l'attaque terroriste

Mais pour pousser au passage à l'acte, la revue offre aussi un guide pratique de l'attaque terroriste. « Faites une bombe dans la cuisine de votre maman », fut l'un de ses premiers articles. Huit pages d'explications, photos à l'appui, qui ressemblent à une recette gastronomique.

« Le travail médiatique est la moitié du jihad », affirme la revue. Avec plusieurs centaines de milliers de téléchargements, c'est une moitié qui rencontre un succès certain. Et les attentats de Boston en avril dernier pourrait être la plus éclatante démonstration de celui-ci. Les bombes fabriquées par les frères Tsarnaev ressemblaient à celles présentées dans Inspire.

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