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Jean-Marc Ayrault présente 28 mesures pour l’intégration

Avec l'aide de ses ministres, le chef du gouvernement Jean-Marc Ayrault veut améliorer l'intégration.
Avec l'aide de ses ministres, le chef du gouvernement Jean-Marc Ayrault veut améliorer l'intégration. REUTERS/Thomas Richard

Jean-Marc Ayrault a présenté ce mardi 11 février la feuille de route de sa nouvelle politique en matière d'intégration. À la clé, 28 mesures pour réduire les inégalités. Et pour encadrer ce dispositif, une délégation interministérielle à l'égalité et à l'intégration.

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Aujourd'hui, le constat est clair : si l'intégration pour des millions d'étrangers s'est plutôt bien passée, il y a aussi un échec en la matière. Le système républicain présente des failles auxquelles le gouvernement a décidé de remédier en mettant en place 28 mesures.

Au cœur de cette politique figure la lutte contre les discriminations liées à l'origine.
« Pour lutter contre la mixophobie des élites, on doit ouvrir toutes les classes préparatoires aux grandes écoles aux 10% des bacheliers de tous les lycées de France. Ce n’est pas de la discrimination positive, c’est une chose importante », affirme Victorin Lurel, ministre des Outre-mer.

Une autre mesure porte sur la question de l’action collective contre les discriminations, en particulier dans le milieu professionnel. « On sait que [la discrimination] est une réalité vécue par de nombreuses personnes d’origine étrangère et que beaucoup d’entre elles hésitent à intenter une action individuelle. Nous avons donc évoqué la possibilité de leur permettre d’avoir recours à l’action collective », indique ainsi Marylise Lebranchu, ministre de la Réforme de l'État, de la Décentralisation et de la Fonction publique.

Un délégué interministériel sera nommé dans quelques semaines pour orchestrer cette nouvelle politique.

Polémique

Avant l'annonce de cette feuille de route, l’opposition s'en était prise au gouvernement en lui reprochant d’aborder ce sujet sensible de l'intégration à quelques semaines des élections municipales et européennes.

Pour nombre d’élus UMP, Matignon a mal choisi son moment pour s’attaquer à l’épineux dossier de l’intégration. Aborder un sujet aussi sensible à quelques semaines des élections municipales et européennes revient à jeter de l’huile sur le feu. La majorité joue là un jeu dangereux, estime ainsi le député Éric Ciotti. « J’y vois deux motivations essentielles : faire monter le Front national à la veille des élections municipales et flatter le vote communautaire. Dans les deux cas, c’est extrêmement dangereux parce qu’on ne joue pas pour des raisons politiciennes avec la République », juge le député.

Cette nouvelle polémique a le don d’irriter les responsables de la majorité. « Il faut attendre maintenant que les 20 000 excités qui sont venus il y a quinze jours dans les rues arrêtent de manifester, pour parler de la famille, pour parler d’intégration, pour parler d’immigration ? Il n’y a pas de mauvais moment pour parler de sujets importants pour la République », proteste le député socialiste Olivier Faure.

Le sujet était dans les cartons depuis plusieurs mois, explique-t-on à Matignon, le planning avait été arrêté longtemps à l’avance. Voilà pourquoi certains à gauche jugent aujourd’hui cette polémique déplorable.

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